Moto (encore), Moto-école & Permis

Une fois n’est pas coutume, je vais encore parler de moto.
Mais c’est parce qu’en ce moment j’y pense beaucoup. Déjà, il y a quelques années, je rêvais simplement de monter sur une 125. Puis, au fil des années (et des rêves), j’ai quand même passé le permis. Après tout, beaucoup de mes « collègues de boulot » ont eux-mêmes passé leur permis, et chevauchent à présent une moto.

J’ai donc commencé à prendre des cours il y a un an maintenant (chez Delabarre, qui a une très bonne réputation). Et ce n’était pas facile pour moi car je n’avais jamais posé les fesses sur une moto. Il m’a donc fallu une trentaine d’heures pour avoir le permis (j’ai quand même réussi les épreuves du premier coup).
Comme je me suis décidé à passer mon permis A moins de 5 ans après le B, mon code était encore valide (une chance). Enfin, il ne fallait pas trainer quand même, il me restait 6 mois, sachant que je ne pouvais pas prendre de cours pendant la semaine, uniquement le samedi.

Delabarre BMW F650GS
Delabarre BMW F650GS

Donc, directement en selle (sur les BMW F650 GS) dès le premier cours (enfin, presque, pour me rendre du plateau de la moto-école, j’ai pris la voiture quand même, je ne suis pas suicidaire). Une fois arrivé sur place, j’ai eu le droit à une explication sur la moto, les différentes forces qui font qu’une moto peut rouler (comme la force gyroscopique qui fait qu’en roulant la moto reste droite). Et c’était parti pour 3 heures de cours, à faire des tours de piste, et des 8, beaucoup de 8, de toutes formes, à passer entre des plots. Dans l’apprentissage de la moto, le passage entre les plots est le quotidien. Et à la fin du cours, le moniteur me sentant prêt, il m’a laissé reprendre la moto pour rentrer. Et bien à ce moment-là je ne faisais pas le fier sur la machine. Par contre j’étais enfin motard. Car malgré le gilet jaune fluorescent de la moto-école, les motards qui me croisaient me saluaient, et je pouvais enfin leur répondre, j’étais enfin l’un d’eux (un padawan motard).

Mais pour devenir maître Jedi, il fallait passer deux épreuves pratiques, et ainsi obtenir le fameux papier « rose » (qui est jaune ou blanc maintenant). Pour le coup, je vous conseille cet article de Motoplanète, qui résume simplement (et sympathiquement) les différentes épreuves du permis moto, et cet article de Motoservices, un site très complet.

Donc après plusieurs cours de plateau (dont un samedi matin à -8°C), je suis parti pour me lancer dans le « plateau », l’épreuve hors-circulation.
Cette épreuve est découpée en quatre étapes :

  • L’épreuve sans l’aide du moteur
  • L’épreuve à allure lente
  • L’épreuve à allure normale
  • L’interrogation orale

Nous étions 4 au plateau ce matin-là, et voici les parcours que nous avons tiré au sort. Pour l’épreuve sans l’aide du moteur, coup de chance, le plus facile, le parcours numéro 1, et pour les vérifications j’ai eu Eclairage et Accessoires de Sécurité.
Le parcours s’est très bien passé, les vérifications aussi, jusqu’à ce que j’arrive à la fin de mon explication, et que l’inspecteur me demande : « Vous n’avez rien oublié ? ». Heu, ah si, le fonctionnement du feu Stop ! Allez, zou on se rattrape et on complète l’explication. Et c’est bon, premier A ! Ça commence bien, maintenant il me faut au minimum 3 B (et surtout pas de C, sinon c’est fini).

Épreuve à allure lente : parcours numéro 3. Ici, je trouve que c’est le plus difficile. On commence par le duo (c’est la partie facile), mais on a le droit à un « évitement » puis un 8 (c’est carrément plus simple dans les autres parcours). Et on arrive au parcours seul. Mais là, on a la base commune, puis en sortant il faut rebraquer à droite puis à gauche, juste à la fin, et c’est là le point le plus difficile : il faut faire le tronc commun parfaitement si on veut pouvoir finir, si on se plante dans le parcours c’est foutu, on aura énormément de mal à passer par la suite ! Et là, miracle, j’ai eu A (pourtant le matin même, j’avais galéré sur celui-là).

Épreuve à allure rapide : parcours numéro 4, l’évitement gauche. L’évitement n’était pas ma spécialité, mais c’est par contre très utile de savoir le faire. Alors le jour de l’examen je me lance, et paf, une hésitation, je percute le premier plot, je commence à ralentir, mais ça me fait encore un B alors je tente de me relancer, mais je suis à la bourre, alors je fonce, et re paf, dans le demi-tour je vais trop vite, je dépasse les lignes « de la cage », seconde faute, ça fait un C. Mais je tente de finir le parcours même si pour ce tour c’est raté, et dans la panique je percute encore un plot. Bon j’abandonne, je termine la course en ligne droite et je vais m’arrêter dans la zone de fin, et j’attends l’avis de l’inspecteur (je sais d’avance que c’est un C, un gros C vu le nombre de fautes). Mais j’ai le droit à mon second essai. Pfff, grosse pression, plus le droit à l’erreur. Je prend une bonne minute pour souffler et me concentrer et c’est reparti. Ce coup ci je rentre bien dans le slalom, c’est bon, je fonce à l’aller, je ralentis bien pour serrer le demi-tour, et je reviens tranquillement, aucun problème. J’arrive à l’évitement, je me lance, un coup, je fais bien attention de ne pas virer ce p****n de cône éliminatoire, je me redresse et freine fort pour m’arrêter dans la bonne zone. Et là, je me tourne vers l’inspecteur, et j’attends. C’est fou comme quelques secondes peuvent sembler très longues parfois. Et là, la sanction tombe : A ! Ouf, le deuxième essai était le bon.

Et l’ultime épreuve du plateau : les fiches. J’ai eu le droit à la fiche 8 : L’équipement du motard. Là parfait, l’inspecteur est très sympa, il voit que je connais mes fiches, alors il me pose juste quelques questions pour m’interroger sur les points qui lui semblent cruciaux.

Et voilà, j’ai mon plateau, avec 4 A.
Et pourtant, je ne pensais pas le réussir du premier coup, ce n’est pas du tout anodin comme épreuve. Il reste la circulation, à laquelle nous avons été bien préparé (nous avons eu le droit à une longue ballade à moto avec une pause chez Loïc le moniteur de la moto-école, et une partie en duo, avec Loïc toujours mais installé en tant que passager pour un long parcours (en ville, route, voie rapide …). Le 8 février 2008, je me lance, pour la circulation, je fais bien attention aux contrôles, aux clignotants, et je fais un parcours assez simple, on sort directement de la ville pour faire des petites routes (moi ça ne me dérange pas, je vis au milieu des champs, alors je me sens bien dans les espaces vides). Et on termine le parcours avec une voie rapide pour rentrer en ville, et un peu de circulation dense pour retourner à la « base » des inspecteurs. Et voilà je repars sans mon permis, ici c’est une bonne chose, car ça veut dire qu’il change mon ancien permis pour ajouter des tampons sur le permis A en plus du B.

Voilà, je suis motard, c’est officiel. =D

Et depuis tout ce temps maintenant, et bien je bave devant toutes les motos qui passent. =)

En conclusion sur le permis moto, il y a une section sur Motoservices qui relate l’expérience du permis vue par Caroline, une future motarde.

Et sur la moto que je regarde bien en ce moment, la Daelim Daystar, j’ai déjà fait un petit article dessus.

Conclusion de la conclusion : merci Loïc, le meilleur moniteur de moto qu’il est possible d’avoir (chez Delabarre) !