Avis Daelim Daystar 125

Daelim Daystar
Daelim Daystar

Cela fait maintenant quelques temps que je suis possesseur de cette Daelim Daystar, une 125 cm3 au look custom. A l’heure de la disparition de la Honda Shadow, qui était la référence de cette catégorie, la petite coréenne a de sérieux atouts pour sortir son épingle du jeu.

Au premier coup d’oeil, cette moto a tout d’une grande. Son gabarit fait facilement penser à un gros cube, elle en impose. Il n’est pas rare que les personnes que je croise commence par me demander la cylindrée de la machine. Dès que le soleil daigne sortir le bout de son nez elle se met à briller de mille feux, et pourtant cette moto n’est pas vraiment un modèle chromé, ce sont plutôt les imitations en plastique brillant plutôt bien réussies qui la rendent si remarquable.

Ce petit monocylindre de 125 cm3 (et 13,5 chevaux) n’est pas la plus rapide de sa catégorie (elle pointe à 110 km/h), et cela tombe bien car ce n’est pas ce que l’on recherche au guidon de cet engin. Sa faible hauteur de selle (695 mm) permet aux plus petits gabarits de manier cette moto sans difficulté et de poser les pieds bien à plat. Malgré sa longueur, elle est facile à manier, et sans être aussi agile qu’un scooter elle reste facile d’accès, et s’adaptera à tous les styles de conduites. Elle est par contre assez large, ce qui n’est pas pratique pour les remontés de files dans la circulation.

Daelim Daystar
Daelim Daystar

A son guidon, cette moto se révèle confortable : la selle assez épaisse (pour le pilote et son passager) et la position de conduite « comme dans un fauteuil » se révèle plaisant sur de longues distances. Les garde-boue épais, les roues pleines et les (faux) chromes la rendent impressionnante pour les passants. Seul son bruit moteur à l’allumage trahi sa faible cylindrée.

Je ne vais pas refaire un énième test de la moto, mais plutôt livrer mon ressenti au guidon de la Daystar (j’ai laissé des liens vers les tests à la fin de ce précédent post).

Premier problème, probablement le plus gênant, c’est le manque de précision du sélecteur de vitesse. Il n’est pas rare qu’au point mort, je sois dans l’incapacité de repasser la première, ce qui se révèle un peu gênant quand le feu passe vert. Pour contrer ce problème, j’ai pris l’habitude d’anticiper le redémarrage. En général, il suffit de titiller un peu la poignée d’embrayage, ou de passer la seconde pour repasser à la première. Au pire des cas, démarrer en seconde est possible, tant pis, ce n’est pas génial, mais au moins ça permet quand même de repartir. Par contre, j’apprécie le sélecteur double branche, un coup devant pour passer la première, puis des coups à l’arrière pour continuer de monter dans les rapports. Je trouve même plus pratique d’utiliser ce système avec cette moto, surtout pour retrouver le point mort.

Un autre côté négatif, c’est le rappel automatique de la béquille. Système peu pratique, car le retour automatique fait qu’un jour la moto va forcément tomber. Donc mon premier réflexe a été de supprimer ce rappel. Il faut cependant faire très attention à penser à retirer sa béquille avant de démarrer !

Daelim Daystar
Daelim Daystar

Malgré quelques imperfections, je trouve qu’elle n’a pas mal d’avantages, en commençant par son prix : le modèle de base coûte moins de 3400 €. Pour ce tarif, l’équipement de série prévoit la béquille latérale et centrale, compte-tour et compteur de vitesse à aiguille, un totaliseur journalier et une jauge d’essence. Son réservoir de 17,5 litres et sa faible consommation permet d’envisager de long trajets (plus de 400 km d’autonomie).

A noter, la présence d’un anneau antivol, ce qui permet d’attacher directement la moto à un point fixe. Et le blocage de la direction se fait sur la colonne.

Enfin dernier point : le freinage. Le frein à tambour arrière est juste bon pour freiner et asseoir la trajectoire de la moto, il faut le coupler au frein avant, efficace et progressif pour réellement s’arrêter.

Pour résumer, c’est une moto facile, avec un moteur linéaire, économique, et surtout très belle.

Dans cette article, j’ai posté quelques photos de ma moto, avec comme équipement ajouté :
  • Protèges carters ;
  • Sissy bar ;
  • Sacoches latérales ;
  • Bulle de protection.

Je suis disponible pour toutes questions concernant cette moto.
Bonne route à tous !

Daelim Daystar
Daelim Daystar

Reportage Salon Moto Légende 2008

Je le promets depuis maintenant un certain moment, je le publie enfin, voici le reportage réalisé dans le cadre de l’UV IC03 de l’UTC.

Dans cette UV de l’UTC, où nous apprenons les bases de la photographie, il nous est demandé de réaliser un reportage sur un sujet au choix. La cahier des charges nous indiquait juste qu’il fallait réaliser une vingtaine de photos sur un événement.

J’ai donc couvert le Salon Moto Légende 2008, le 23 novembre plus précisément. Sur ce salon, il n’est nullement question de montrer les nouveautés et les sportives de compétition, mais de retourner sur les traces des motos qui ont marquées les esprits de plusieurs générations, des plus anciennes aux plus récentes, en passant par les plus originales. L’idée est ici de présenter d’une part le déroulement du salon, et d’autre part l’évolution des machines à travers le temps.

Voici donc mon reportage photo, réalisé avec un Canon EOS 450D (et son objectif 18-55 mm « de base »).

Arrivée au Salon Moto Légende 2008, il y a déjà beaucoup de monde à cette heure matinale, et surtout de nombreux exposants
Arrivée au Salon Moto Légende 2008, il y a déjà beaucoup de monde à cette heure matinale, et surtout de nombreux exposants
Nous commençons notre visite au guidon de la mythique Triumph Daytona T100 de 1973
Nous commençons notre visite au guidon de la mythique Triumph Daytona T100 de 1973
Un coup d'oeil dans le rétroviseur et nous nous rendons compte que nous sommes cernés par les motos
Un coup d'oeil dans le rétroviseur et nous nous rendons compte que nous sommes cernés par les motos
Mêmes les motos sportives les plus récentes sont à l'honneur et bien représentées sur les stands
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Toutes les motos attirent le regard des visiteurs, quelque soit leur âge et leur type
Toutes les motos attirent le regard des visiteurs, quelque soit leur âge et leur type
Parmi les modèles les plus anciens du salon, nous trouvons la Antoine, vieille de plus d'un siècle (1905)
Parmi les modèles les plus anciens du salon, nous trouvons la Antoine, vieille de plus d'un siècle (1905)
Les anciens scooters sont également bien représentés au Salon Moto Légende
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La Police expose aussi ses modèles de légende, comme ce mythique side-car
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Cette Kawasaki Performance ayant déjà marqué les années 80, va encore participer à la saison 2009
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Exemple d'un modèle de course peu courant et original attirant les visiteurs curieux
Exemple d'un modèle de course peu courant et original attirant les visiteurs curieux
Les formes et les couleurs de ces scooters mythiques sont originales
Les formes et les couleurs de ces scooters mythiques sont originales
Autre type de moto de course biplace utilisé uniquement sur circuit
Autre type de moto de course biplace utilisé uniquement sur circuit
La Thruxton est présentée sur un podium, pour souligner son imposante stature
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Cette impressionnante moto attire le regard des foules
Cette impressionnante moto attire le regard des foules
Nous retrouvons l'entrée de l'exposition, avec toujours autant de visiteurs
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Honda, partenaire officiel de cette onzième édition du salon, présente ces modèles de courses
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Cette Honda CB750 FOUR fête ses 40 ans, c'est la star du salon 2008
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Il est également possible de faire une affaire sur ce salon, beaucoup de modèles d'occasion sont à vendre
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De nombreuses motos ont déjà trouvé preneur
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Cette réplique en bois de la Kawasaki Z1300 a nécessité 3 ans de travail pour la réalisation des détails, pièce par pièce
Cette réplique en bois de la Kawasaki Z1300 a nécessité 3 ans de travail pour la réalisation des détails, pièce par pièce
Si vous n'êtes pas intéressé par le modèle réel, vous pouvez simplement acheter sa miniature
Si vous n'êtes pas intéressé par le modèle réel, vous pouvez simplement acheter sa miniature
Le stand des pièces détachées est l'occasion de trouver la pièce rare qui nous manque depuis des années
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Sur certains stands, nous trouvons de tout !
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Ce salon est aussi l'occasion pour le pilote de s'équiper
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C'est le moment de partir, la visite est terminée
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Moto (encore), Moto-école & Permis

Une fois n’est pas coutume, je vais encore parler de moto.
Mais c’est parce qu’en ce moment j’y pense beaucoup. Déjà, il y a quelques années, je rêvais simplement de monter sur une 125. Puis, au fil des années (et des rêves), j’ai quand même passé le permis. Après tout, beaucoup de mes « collègues de boulot » ont eux-mêmes passé leur permis, et chevauchent à présent une moto.

J’ai donc commencé à prendre des cours il y a un an maintenant (chez Delabarre, qui a une très bonne réputation). Et ce n’était pas facile pour moi car je n’avais jamais posé les fesses sur une moto. Il m’a donc fallu une trentaine d’heures pour avoir le permis (j’ai quand même réussi les épreuves du premier coup).
Comme je me suis décidé à passer mon permis A moins de 5 ans après le B, mon code était encore valide (une chance). Enfin, il ne fallait pas trainer quand même, il me restait 6 mois, sachant que je ne pouvais pas prendre de cours pendant la semaine, uniquement le samedi.

Delabarre BMW F650GS
Delabarre BMW F650GS

Donc, directement en selle (sur les BMW F650 GS) dès le premier cours (enfin, presque, pour me rendre du plateau de la moto-école, j’ai pris la voiture quand même, je ne suis pas suicidaire). Une fois arrivé sur place, j’ai eu le droit à une explication sur la moto, les différentes forces qui font qu’une moto peut rouler (comme la force gyroscopique qui fait qu’en roulant la moto reste droite). Et c’était parti pour 3 heures de cours, à faire des tours de piste, et des 8, beaucoup de 8, de toutes formes, à passer entre des plots. Dans l’apprentissage de la moto, le passage entre les plots est le quotidien. Et à la fin du cours, le moniteur me sentant prêt, il m’a laissé reprendre la moto pour rentrer. Et bien à ce moment-là je ne faisais pas le fier sur la machine. Par contre j’étais enfin motard. Car malgré le gilet jaune fluorescent de la moto-école, les motards qui me croisaient me saluaient, et je pouvais enfin leur répondre, j’étais enfin l’un d’eux (un padawan motard).

Mais pour devenir maître Jedi, il fallait passer deux épreuves pratiques, et ainsi obtenir le fameux papier « rose » (qui est jaune ou blanc maintenant). Pour le coup, je vous conseille cet article de Motoplanète, qui résume simplement (et sympathiquement) les différentes épreuves du permis moto, et cet article de Motoservices, un site très complet.

Donc après plusieurs cours de plateau (dont un samedi matin à -8°C), je suis parti pour me lancer dans le « plateau », l’épreuve hors-circulation.
Cette épreuve est découpée en quatre étapes :

  • L’épreuve sans l’aide du moteur
  • L’épreuve à allure lente
  • L’épreuve à allure normale
  • L’interrogation orale

Nous étions 4 au plateau ce matin-là, et voici les parcours que nous avons tiré au sort. Pour l’épreuve sans l’aide du moteur, coup de chance, le plus facile, le parcours numéro 1, et pour les vérifications j’ai eu Eclairage et Accessoires de Sécurité.
Le parcours s’est très bien passé, les vérifications aussi, jusqu’à ce que j’arrive à la fin de mon explication, et que l’inspecteur me demande : « Vous n’avez rien oublié ? ». Heu, ah si, le fonctionnement du feu Stop ! Allez, zou on se rattrape et on complète l’explication. Et c’est bon, premier A ! Ça commence bien, maintenant il me faut au minimum 3 B (et surtout pas de C, sinon c’est fini).

Épreuve à allure lente : parcours numéro 3. Ici, je trouve que c’est le plus difficile. On commence par le duo (c’est la partie facile), mais on a le droit à un « évitement » puis un 8 (c’est carrément plus simple dans les autres parcours). Et on arrive au parcours seul. Mais là, on a la base commune, puis en sortant il faut rebraquer à droite puis à gauche, juste à la fin, et c’est là le point le plus difficile : il faut faire le tronc commun parfaitement si on veut pouvoir finir, si on se plante dans le parcours c’est foutu, on aura énormément de mal à passer par la suite ! Et là, miracle, j’ai eu A (pourtant le matin même, j’avais galéré sur celui-là).

Épreuve à allure rapide : parcours numéro 4, l’évitement gauche. L’évitement n’était pas ma spécialité, mais c’est par contre très utile de savoir le faire. Alors le jour de l’examen je me lance, et paf, une hésitation, je percute le premier plot, je commence à ralentir, mais ça me fait encore un B alors je tente de me relancer, mais je suis à la bourre, alors je fonce, et re paf, dans le demi-tour je vais trop vite, je dépasse les lignes « de la cage », seconde faute, ça fait un C. Mais je tente de finir le parcours même si pour ce tour c’est raté, et dans la panique je percute encore un plot. Bon j’abandonne, je termine la course en ligne droite et je vais m’arrêter dans la zone de fin, et j’attends l’avis de l’inspecteur (je sais d’avance que c’est un C, un gros C vu le nombre de fautes). Mais j’ai le droit à mon second essai. Pfff, grosse pression, plus le droit à l’erreur. Je prend une bonne minute pour souffler et me concentrer et c’est reparti. Ce coup ci je rentre bien dans le slalom, c’est bon, je fonce à l’aller, je ralentis bien pour serrer le demi-tour, et je reviens tranquillement, aucun problème. J’arrive à l’évitement, je me lance, un coup, je fais bien attention de ne pas virer ce p****n de cône éliminatoire, je me redresse et freine fort pour m’arrêter dans la bonne zone. Et là, je me tourne vers l’inspecteur, et j’attends. C’est fou comme quelques secondes peuvent sembler très longues parfois. Et là, la sanction tombe : A ! Ouf, le deuxième essai était le bon.

Et l’ultime épreuve du plateau : les fiches. J’ai eu le droit à la fiche 8 : L’équipement du motard. Là parfait, l’inspecteur est très sympa, il voit que je connais mes fiches, alors il me pose juste quelques questions pour m’interroger sur les points qui lui semblent cruciaux.

Et voilà, j’ai mon plateau, avec 4 A.
Et pourtant, je ne pensais pas le réussir du premier coup, ce n’est pas du tout anodin comme épreuve. Il reste la circulation, à laquelle nous avons été bien préparé (nous avons eu le droit à une longue ballade à moto avec une pause chez Loïc le moniteur de la moto-école, et une partie en duo, avec Loïc toujours mais installé en tant que passager pour un long parcours (en ville, route, voie rapide …). Le 8 février 2008, je me lance, pour la circulation, je fais bien attention aux contrôles, aux clignotants, et je fais un parcours assez simple, on sort directement de la ville pour faire des petites routes (moi ça ne me dérange pas, je vis au milieu des champs, alors je me sens bien dans les espaces vides). Et on termine le parcours avec une voie rapide pour rentrer en ville, et un peu de circulation dense pour retourner à la « base » des inspecteurs. Et voilà je repars sans mon permis, ici c’est une bonne chose, car ça veut dire qu’il change mon ancien permis pour ajouter des tampons sur le permis A en plus du B.

Voilà, je suis motard, c’est officiel. =D

Et depuis tout ce temps maintenant, et bien je bave devant toutes les motos qui passent. =)

En conclusion sur le permis moto, il y a une section sur Motoservices qui relate l’expérience du permis vue par Caroline, une future motarde.

Et sur la moto que je regarde bien en ce moment, la Daelim Daystar, j’ai déjà fait un petit article dessus.

Conclusion de la conclusion : merci Loïc, le meilleur moniteur de moto qu’il est possible d’avoir (chez Delabarre) !

La moto, c’est dangereux

Aujourd’hui j’aurais voulu parler de la « dangerosité » de la conduite des motos. Je pense que pour beaucoup d’entre vous, l’un des premiers mots qui vous vient à l’esprit dès que l’on prononce « moto » est le mot « danger » (ou alors « liberté », mais ça c’est parce que vous n’avez pas peur des motos).

Beaucoup de personnes ont justement peur des motos. Est-ce à juste titre ? Pas si sûr … Mais est-ce dangereux pour autant ? Et bien c’est difficile à dire.

« La moto c’est dangereux », oui pourquoi pas. Ce qui est sûr, c’est que lors d’un accident, un motard à moins de protection qu’une voiture (au même titre qu’une voiture face à un camion, un camion face à un TGV, un TGV … oui d’accord, j’arrête). Malgré tout, la carrosserie du motard, c’est sa combinaison, ses équipements. C’est pour cela que je tiens à rappeler que l’équipement est très important, voir vital, il faut le mettre pour tout les trajets, et pas seulement pour les longues virées (statistiquement, les accidents se passent souvent à proximité du domicile). Ne négligez pas le casque, le blouson, les gants, les bottes, le pantalon, une bonne dorsale, et tout ce qui va avec. Cette combinaison, c’est votre protection (j’oserais presque dire : c’est votre « vie »).

En 2007, 830 motards sont morts. Soit presque autant que lors d’accidents de travail. Cette année là, les accidents sur les routes ont fait 4615 morts. D’après Wikipedia (Accident Domestique), les accidents domestiques causent environ 20000 morts par an en France, dont plus de 10000 décès lors d’une simple chute, 1000 de suite de brûlures et près de 800 par intoxication. Tiens, autant de morts par intoxication que sur une moto ? Comme quoi, c’est plus dangereux de rester chez soi !

On peut faire dire beaucoup de choses aux nombres. Pour le commun des mortels, la moto, c’est un engin de guerre, une arme « d’autodestruction ». Moi je dirais simplement une phrase que j’ai trouvé sur un autre blog, et qui résume bien l’idée : « Ce n’est pas la moto qui est dangereuse, c’est l’âne qui la conduit ! »

Cette phrase provient de Passion Moto GT, et je vous invite vivement à consulter ce site, qui est vraiment très bien fait. Vous trouverez énormément d’informations autour du monde de la moto, et les réflexions personnelles de l’auteur (un journaliste et motard).

La moto en elle même n’est pas dangereuse, ce sont les usagers qui sont dangereux (les motards et les automobilistes). Alors comment se comporter en motard responsable ?

Déjà, je dirai qu’il faut commencer par respecter les autres usagers de la route, car nous ne sommes pas seuls. Le problème en France, c’est que les motards véhiculent une très mauvaise image, et c’est peut-être pire sur Paris (les motards qui doublent entres les voies sur le périphérique, c’est déjà énervant pour les automobilistes qui sont bloqués dans les bouchons). Alors quand un « motard » fait n’importe quoi, comme rouler avec un énorme différentiel dans la circulation, et zigzaguer, klaxonner dès qu’un automobiliste ne se pousse pas assez vite, c’est normal que des tensions éclatent. Il ne faut jamais oublier que l’on partage la route, et que les voitures ne sont pas obligées de se pousser pour nous laisser passer, c’est un privilège, et pour cela il faut remercier toutes les personnes qui font attention à nous.

Dans nos campagnes, le motard passe juste pour un fou furieux en cuir qui roule vite et qui fait beaucoup de bruit, on en a peut-être un peu peur quand il se déplace, alors je pense que globalement le réflexe, c’est de le laisser passer, en se disant qu’il est mieux loin devant que juste derrière …. Comme quoi, la campagne, c’est bien !

Je pense qu’un problème du respect est dû au manque de formation. Comment une personne qui n’a que son permis voiture (B) peut se mettre à conduire une 125 sans aucune formation ? Forcément il ne va pas savoir comment se comporter, et il va certainement faire des choses qu’il ne ferait pas s’il avait passé un « vrai » permis (A ou A1) avec une formation adaptée.

Être un bon motard, c’est donc respecter les autres, en sachant comment se comporter correctement, et pas en passant pour un hors-la-loi dès que l’on croise une voiture. C’est aussi avoir suivi une formation pour adopter les bons réflexes. Mais rien ne remplacera l’expérience. Un motard responsable, c’est un motard qui connaît ces limites, les limites de sa machine, et les dangers de la route. Connaître ses limites, c’est la chose qui pourrait sembler être la plus simple, mais ce n’est pas vraiment le cas : il faut être capable de se remettre en question en toutes circonstances et à tous moments.

Pour connaître la moto, il n’y a pas de secret : il faut rouler avec. Il me semble avoir vu sur Internet, une étude qui montrait qu’une bonne portion des chutes des motards confirmés étaient lors des 6 premiers mois avec leurs nouvelles machines. Bon, ce sont encore des nombres, il faudrait rapporter cela au temps moyen qu’un motard garde sa moto pour que ça ait un véritable sens ….

Le dernier point : l’expérience de la route. C’est probablement le plus difficile, car il n’y aura jamais de vérité générale. Chaque situation sera unique, car elle dépend non seulement des infrastructures (qui évoluent dans le temps et sur lesquelles nous ne pouvons pas vraiment agir, contrairement à la moto où l’on intervient dès que l’usure se fait sentir), mais elle dépend aussi des autres usagers. Et là, il faut beaucoup beaucoup rouler pour commencer à développer son « sixième sens », son instinct qui va dire « hmm, celui là j’ai l’impression qu’il ne m’a pas vu » ou « oulà je sens qu’il va se rabattre sur moi d’un coup ». Sans rigoler, après plus de 100000 km en voiture pour moi, j’arrive à prévoir certaines actions (qui ne se réalisent d’ailleurs pas toujours), mais qui permettent au moins d’imaginer le pire, et donc de prévoir une issue de secours.

Si on sait ce que font les autres, alors le danger est moins important alors mettez vos clignotants quand vous changez de direction, et contrôlez dans vos rétroviseurs, ils sont faits pour ça ! Le mot clé : « anticipation » ! Et si l’accident est là, on pourra se dire que l’équipement n’était pas si cher … Pour la vitesse, je vous dirige vers cet article très complet, et très instructif, qui peut nous faire réfléchir autrement. Car le sempiternel discours sur « la vitesse tue » est bien gentil, mais ce n’est pas vraiment le cœur du problème, car ce n’est que très rarement la « cause » de l’accident (mais c’est un risque supplémentaire à prendre en compte). Et malheureusement, l’argument phare des « anti-motards », c’est de dire que c’est la vitesse la cause de tout, et que tous les motard roulent trop vite ! Ce qui n’est bien sûr pas vrai, très peu roulent comme des malades, mais c’est comme pour tout, on peut voir passer 10 motos tranquillement, on ne verra que la 11ème qui vous double sur une roue et qui fait du bruit à vous exploser les tympans (c’est comme les parisiens en voiture dans notre coin, il suffit de quelques parisiens qui roulent comme sur un périphérique dans notre campagne, et on catalogue tous les automobilistes parisiens comme des fous du volant).

Pour finir, je voudrais dire que j’ai assez peu structuré cet article, et c’est fait exprès (si si). Car je veux tout simplement que chaque personne qui lira ces lignes poussent ces recherches plus loin à partir des différents points que j’ai abordé. Pour rouler en sécurité, et pour enfin pouvoir dire {{la moto, ce n’est pas dangereux}}, tous les acteurs doivent apprendre à cohabiter et penser un minimum aux autres …

Et pensez à visiter le blog Passion Moto GT, car il écrit beaucoup mieux que moi et c’est une véritable mine d’informations !

Les 125 (et moi)

Samedi dernier, je suis passé chez Yamaha, pour regarder les motos en exposition. Je suis bien évidemment passé devant les gros cubes, comme la Fazer ou la YZF-R6.

Yamaha YZF-R6 (2008)
Yamaha YZF-R6 (2008)
Yamaha Fazer FZ6 (2007)
Yamaha Fazer FZ6 (2007)

Je n’étais pas seul, puisque l’on cherchait une première monture pour un jeune sans permis A. Nous avons donc épluché et passé en revue toutes les 125 cm3 de chez Yamaha. Et finalement, seulement deux ont retenu notre attention.

Yamaha YBR 125 Custom (2008)
Yamaha YBR 125 Custom (2008)

La première est la YBR125 Custom qui, je trouve, n’a de Custom que le nom. Même si elle est assez sympathique à regarder, elle fait quand même « mobylette » (ce qui est courant pour les 125 cm3). Et elle est minuscule ! Pourtant elle n’est pas très chère, et comme petit utilitaire urbain, elle pourrait être sympathique. Mais c’est sans compter sur les nouvelles normes Euro3, qui font que Yamaha a décidé de mettre un énorme pot d’échappement sur une si petite moto. Adieu donc le côté passe partout, au risque de raccrocher tout ce qui passe à droite de la moto.

Yamaha YZF R125 (2008)
Yamaha YZF R125 (2008)

La seconde, c’est la YZF-R125. Je ne suis pas fan des sportives (mais alors carrément pas, surtout au niveau de la position de conduite). Mais il faut admettre que le point fort de cette moto, c’est qu’elle peut sembler plus puissante qu’une 125 (elle pourrait passer pour une R6). Yamaha a réussit un bon coup ici pour contrer la Honda CBR 125 ( une autre « mobylette » à la mode depuis plusieurs années). De plus ses performances sont très honorables pour une petite cylindrée. En revanche, comme toutes les sportives, ce n’est même pas la peine de penser emmener une seconde personne. Et surtout, son prix est assez élevé pour une simple 125 qui n’est pas pratique (je sais, je ne suis pas objectif puisque je n’aime pas les sportives).

Voici donc le côté Yamaha. Par contre, j’ai découvert autre chose … une autre marque chez mon concessionnaire … Daelim ! Hein ? Daelim ? C’est quoi ? Oui, ce sont les questions que je me suis aussi posées la première fois. Alors Daelim est une marque coréenne née dans les années 60 d’un partenariat avec Honda (des japonais).

Autant commencer tout de suite par ce point, au début, la marque coréenne ne m’inspirait pas confiance. Mais j’ai beaucoup cherché, et je sais maintenant que les moteurs sont à la base des japonais, donc réputés fiables. Et jusqu’à maintenant, je n’ai pas trouvé beaucoup d’avis négatifs sur cette marque, qui produit trois motos 125 (octobre 2008 : un roadster Roadwin, une sportive Roadsport et un custom Daystar).

Et moi je vais m’attarder sur cette dernière, la Daystar. Arrivé à ce niveau de l’article, je pense que vous avez deviné que je préfère les customs. Contrairement à la Yamaha cité plus haut, elle fait vraiment moto, on pourrait facilement la prendre pour une 600 cm3. Alors au niveau des bons points, elle est belle, pas cher, facile à conduire, économique, confortable, avec une instrumentation assez complète et une bonne autonomie (je sais, je ne suis toujours pas objectif, mais c’est mon blog).

Enfin bref, si vous voulez vraiment tout savoir, je vous laisse tout découvrir au travers ces quelques liens :

Et quelques photos pour montrer mes couleurs préférées : la noire ci-dessous (sobre mais classe) et beige/orange en conclusion de l’article (original et bien trouvé).

Daelim Daystar Noire (2008)
Daelim Daystar Noire (2008)
Daelim Daystar Noire de dos (2008)
Daelim Daystar Noire de dos (2008)

J’en viens maintenant à ma réflexion du moment : et pour moi ?

Et bien oui, j’ai beau avoir mon permis A depuis maintenant plus de 6 mois, je n’ai toujours pas de moto. Ni d’argent d’ailleurs. Alors, pourquoi pas une 125 ? Elle a le look qui me plaît, elle ne coûte pas trop chère, je peux la prendre neuve, et en plus niveau assurance, c’est carrément moins cher qu’une grosse cylindrée.

Alors tout de suite on va me dire : une 125, mais tu va vite t’ennuyer avec ça ? C’est là que le fait que j’aime les customs est un plus : je ne cherche pas la vitesse, mais le plaisir de conduire ! Une moto qui est capable de rouler à 110 km/h en vitesse de croisière est suffisant, même si elle va manquer un peu de puissance à l’accélération (quoique moins de 9 secondes pour atteindre 100 km/h, c’est beaucoup mieux que ma voiture qui doit mettre au moins 15 secondes).

Cette moto me permettrait de finir tranquillement mes études en faisant tourner le compteur d’assurance, et de profiter des rares beaux jours de Picardie. Et une fois que j’aurai fini (et gagné un peu d’argent), je pourrai envisager de changer pour une moto plus puissante (et un jour atteindre le Graal : Harley-Davidson).

Voilà le fil de ma réflexion.

Daelim Daystar Beige/Orange (2008)
Daelim Daystar Beige/Orange (2008)