Prise en mains de la XJ6 Diversion par un débutant

En troquant ma custom 125 cm3 contre un roadster routier 600, je me doutais bien que tout allait changer. Et en effet, c’est le cas (dingue non ?).

Daelim Daystar, une custom 125

© toniovins.net

Première approche

Un jour, j’ai déposé la 125 au garage, et je suis reparti de suite avec la 600. Au premier abord, la Diversion ne semble pas beaucoup plus grosse, il faut dire que la Daelim Daystar possédait déjà un très bon gabarit (elle est plus large qu’une sportster Harley-Davidson). La remplaçante est donc moins large, mais elle est plus haute (et légèrement plus lourde). Première constatation quand je suis monté dessus : les deux pieds touchent largement le sol (je fais 1m80). Ce qui fait qu’elle est aussi maniable que mon ancienne monture.

Les béquilles de la XJ6 Diversion

Redescendons de la machine et faisons le tour (en la mettant sur la béquille centrale, de série sur la Diversion) : elle est jolie dans ce coloris noir, elle est plus discrète que la custom, ici je n’ai pas de chrome (ni d’imitation en plastique), elle tape moins à l’oeil. Le carénage est bien intégré à la moto, je la trouve plutôt bien réussi au niveau esthétique. Remontons en selle ! A bord, je regarde l’instrumentation : elle est bien fournie. Avec la Daystar, je n’avais déjà pas à me plaindre (vitesse, compte-tours, jauge-essence, trip total et partiel), mais je retrouve ici des choses différentes et plus modernes : déjà, la vitesse est maintenant à affichage digital, seul le compte-tour reste à aiguille. Et cette configuration est géniale pour la lisibilité de l’ensemble. J’ai quelques informations supplémentaires : témoin de niveau d’huile, témoin de température (et affichage de la température du liquide de refroidissement), témoin de l’ABS (car ma Diversion en est équipée), et un second trip partiel. Le seul point que je trouve dommage, c’est qu’il n’y a qu’un seul voyant pour les clignotants, alors que j’en possédait deux sur la 125 : j’aime bien être sûr que c’est le bon côté des clignotants qui est activé. J’ai aussi maintenant les commandes de warning et d’appel de phare, toujours pratique au quotidien.

Jusque là, j’adore. Maintenant que je suis installé sur la bête, on tourne la clé. Le tableau de bord se met à clignoter dans tous les sens durant quelques secondes, puis la moto attend sagement l’ordre de démarrer. Un petit coup sur le démarreur, et c’est parti ! Alors là, chapeau, enfin un bruit de moto, ce n’est plus un bruit électrique de 125. Agréable sonorité ! En mettant le contact, le feu de croisement s’est allumé automatiquement, plus besoin de le faire en manuel. Nous sommes prêt à partir à l’aventure.

Tableau de bord de la XJ6 DIversion

© Yamaha

Premiers tours de roues

J’enclenche la première vitesse : grand moment de bonheur, avant même de partir. La sélection est peut-être dure (c’est une Yamaha), mais elle est carrément plus précise que celle de la DD, qui profitait de la moindre occasion pour bloquer ! Ici un geste franc, et tout se passe bien. Je dois juste m’habituer à passer les vitesses en relevant la pédale, le sélecteur n’est pas à double branche comme sur certaines customs (je ne peux plus mettre un coup de talon pour monter les vitesses). Maintenant avant de démarrer, je teste la puissance, pour trouver le bon compromis. En 125, on ne se pose pas de question, on met les gaz à fond ! Ici, il faut apprendre à gérer le régime moteur pour ne pas s’envoler. Une petite minute à faire joujou avec l’accélérateur pour trouver la bonne puissance, et je démarre, je sors du garage. Et je me lance sur les routes pendant quelques kilomètres.

Première difficulté : la position de conduite. Je dois m’habituer à pencher davantage sur la moto. Moi qui n’ai pas encore l’habitude, j’ai un peu tendance à faire reposer mon poids sur mes bras au lieu de faire jouer mes abdominaux. Sinon ça se conduit comme un vélo, la direction est plus précise que celle de la DD. Pour l’instant, je la conduis d’ailleurs comme un vélo (période de rodage) : régime moteur assez bas, pneus neufs et plaquettes de frein neuves. Bref pour l’instant, je roule à mon rythme. Mais les vitesses passent bien, la sélection est dure mais pas de blocage. Il faut s’habituer au 6 vitesses de la Diversion contre les 5 de la custom, mais ça va facilement venir. Ce qu’il faut maintenant voir sur le plus long terme, c’est le confort et la protection qu’offre la moto : la selle de la 125 était plutôt généreuse et la bulle très large, mais ce n’est pas avec ma faible expérience du moment que je pourrais dire beaucoup de choses dessus.

La protection de la XJ6 Diversion – Bulle haute en option

© motomag.com

Seconds tours de roues

Après le solo, je profite d’une sortie pour tester la bête avec une passagère et en duo avec une autre moto. A l’arrêt, quand la passagère grimpe sur la machine, aucun problème de stabilité. Pourtant j’appréhendais cet instant, puisque la passagère, pas très grande, trouvait la place assez haute par rapport à la DD. Et pourtant, je n’ai quasiment pas senti de mouvement quand elle est montée dessus. La passagère en place, il manque quand même des poignées efficaces sur cette moto, elle ne peut pas vraiment s’accrocher. Heureusement que ma Div’, avec le top-case et le dossier passager, permet au SDS de se caler comme dans un fauteuil. Et maintenant, gaz !

En roulant, je ne sens aucune perturbation due à la passagère, si ce n’est un léger manque de patate, mais elle est encore assez puissante (en rodage) pour effectuer des dépassements en côte sur une nationale. Sinon aucun changement, les virages sont toujours aussi faciles à prendre, le frein arrière est assez puissant pour assurer une conduite souple, un peu léger pour un freinage brutale (même en solo), mais l’ABS se déclenche un peu moins (le poids est réparti différemment avec un passager). Après ces kilomètres, la selle est toujours supportable, il faut continuer de voir à l’usage, idem pour la bulle, je me sens un peu protégé du vent de face, est-ce assez sur le long terme ? Quant à la conduite en groupe, il n’y a pas de problème, sa précision permet de rouler facilement en quinconce et les rétroviseurs permettent un bon accès visuel à l’arrière. En bref, elle est toujours aussi plaisante à conduire, même en rodage et chargé d’un passager et d’un top-case !

La XJ6 Diversion, simple et pratique

© motomag.com

Conclusion

Ceci était ma première impression, écrite sur le moment, pour vous faire partager la différence entre le monde de la 125 et des gros cubes, et vous relater la première prise en main d’une XJ6 Diversion par un débutant (qui est somme-toute, assez facile).

En bref, pour l’instant j’adore cette machine, elle correspond bien à ce que je recherchais. Je la conseille aux débutants (que ce soit la XJ6 ou la Diversion). Et vous pouvez trouver un essai complet sur le site de motomag (fait par des professionnels) !

Quelle moto pour débuter ?

Cette question est centrale pour un jeune motard avec peu d’expérience, et revient partout sur internet. Mais déjà, qu’est-ce qu’un débutant ?

Un débutant en moto

Pour ne plus être considéré comme un débutant, il y a pas mal de critères de sélection à franchir. Il ne suffit pas d’avoir fait 50000 km au guidon, ni d’avoir son permis depuis plus de 15 ans pour passer dans la catégorie au dessus.

Un motard expérimenté se doit d’avoir piloté plusieurs motos, voir plusieurs types de motos, même ponctuellement, pour se familiariser un peu avec la population du deux-roues. Je pense que je peux me considérer comme un débutant, jusqu’à maintenant j’ai beaucoup roulé sur une custom 125, j’ai passé mon permis A sur un trail 650 et essayé un roadster 600 une fois. Ce n’est pas assez. Je commence à connaître ma 125, je commence seulement à la connaître, avec 9000 km parcourus. Pour ne plus être un débutant, il faut avoir fait beaucoup de kilomètres. Mais ça ne suffit pas, car faire beaucoup de kilomètres sur la même route à la même heure ou sur circuit, ça ne donne pas d’expérience.

Daelim Daystar

Oui, l’expérience est le maître mot. En tant que débutant, c’est ce qu’il faut acquérir, c’est ce manque qui fait que nous ne sommes pas prêt à affronter toutes les conditions de la « vraie » vie et tous les dangers qui existent.

Au commencement vient la formation : indispensable avant de se lancer sur la route (on ne s’improvise pas pilote d’avion sans prendre des cours, c’est la même chose ici). Donc pour rouler en 125, il faut prendre des cours, comme pour les gros cubes. Et pour ces derniers, même une fois le permis en poche, il reste encore tout à apprendre.

Il faut ensuite se lancer sur les routes,  et apprendre. Il faut donc tester tous types de routes, et tous types de conditions : de la route de montagne bien fraîche avec du vent à la route de ville bien grasse sous la pluie, sans oublier la route bien sale au milieu des champs avec du brouillard. Et faire plein de kilomètres en subissant toutes ces conditions. Je suis un débutant, pour l’instant j’ai fait beaucoup de petites promenades près de chez moi, je fais souvent les allers-retours pour aller travailler, et je n’ai fait qu’un seul voyage (3000 km) à travers la France (ce qui est d’ailleurs très formateur).

En bref

Pour ne plus être débutant, il faut avoir beaucoup roulé, avoir subi différentes conditions météorologiques et utilisé sa moto de différentes façons (trajets travail, voyages, etc.), savoir maitriser un minimum son véhicule (et sa puissance), et surtout avoir appris à déceler les dangers quotidiens (et anticiper toutes les actions dangereuses des autres usagers de la route).

Donc, quelle moto choisir ?

Daelim Daystar, timide routière
Daelim Daystar : véritable routière

C’est la fameuse question d’un débutant, du moins du « vrai » débutant, celui qui n’a jamais possédé de gros cube auparavant (comme moi). Certes, je commence à cumuler une certaine expérience, mais elle est très limitée : moins de 10000 km en 125, en ayant eu soin d’éviter toutes les zones trop urbaines. En revanche, j’ai déjà affronté les routes de montages avec une moto chargée à bloc et en duo, j’ai aussi affronté des basses températures, et quelques grosses averses. Et pourtant, je pense ne rien savoir. Pourquoi ? Car en 125, j’ai appris à subir les dangers de la route (cf. cet article) mais je n’ai pas appris à gérer la puissance d’une moto. J’ai donc tout à revoir. La façon de conduire entre une 125 et une plus de 600 est complètement différente, mon seul avantage est de maintenant avoir eu un (bon) aperçu des dangers de la route.

Alors que choisir ? Déjà un modèle qui plaît. Mais surtout, un modèle qui ne sera pas dangereux pour le motard et son entourage. Il faut commencer avec une moto qui sera facilement maniable et qui ne piègera pas son conducteur, une qui permette d’apprendre de ses erreurs, et donc un modèle qui pardonne facilement une maladresse due à l’inexpérience.

Je ne vais pas détailler plus la réponse à cette question, je vous laisse lire ce très bon article de Passion Moto GT (et les commentaires qui suivent).

Je vais choisir …

Revenons-en à moi (après tout, c’est mon blog). Je cherche actuellement une potentielle remplaçante à ma Daelim Daystar pour enfin me lancer dans le monde des gros cubes (et pouvoir par la même occasion éviter de me faire tuer en 125 par un camion qui me double …).

Donc je vais choisir une nouvelle moto. Ce que je cherche ? Je cherche une moto d’un style différent. J’adore les customs, et je sais qu’un jour j’y retournerai, mais j’ai besoin de toucher à autre chose, pour justement acquérir plus d’expérience.

Harley Davidson - Fat Boy

Je cherche aussi à retrouver tous les avantages que j’avais avec la Daelim, et même plus. La Daystar était confortable, la position de conduite agréable pour le pilote, le sissy-bar était un plus pour le passager. Au niveau de la protection, la bulle permettait une certaine protection du vent et de la pluie. Pour le transport, avec les sacoches latérales en cuir, même si elles ne pouvaient pas franchement être fermées à clé permettaient au moins de transporter déjà facilement du matériel (sacs et antivol par exemple). En complément d’un sac de sissy-bar pour les vacances, la Daystar est une petite routière. Routière, c’est le mot qu’il faut pour désigner la moto que je souhaite prendre.

En tant que pur débutant, je souhaite une moto orientée «  roadster routier ». En gros, nous avons actuellement un marché de moto dite « basique » et destinées aux débutants, très souvent classées dans la catégorie « roadster ». Elles sont souvent nues (naked), c’est-à-dire sans aucune protection (pas de carénage). Il y a maintenant régulièrement dans les gammes des versions semi-carrénées qui complètent la section des basiques, et c’est justement dans ce milieu que je souhaite aller.

Le marché actuel

Une brève présentation des modèles qui existent, les différentes japonaises en concurrence que l’on peut trouver actuellement chez les concessionnaires :

Honda CBF600S
Kawasaki ER-6f
Suzuki Bandit 650 S
Yamaha XJ6 Diversion

Pourquoi ce type de moto ? Pour moi la moto, c’est une manière de vivre. Je n’aime pas la vitesse. Ce que je veux, c’est bouger, voyager, profiter. J’ai fait un voyage en 125 que j’ai trouvé magnifique, nous avons l’occasion en moto de voir des choses invisibles en voiture. Donc la moto que je souhaite se doit d’être à mon image. Cette moto offre une bulle de protection et un semi-carrénage, c’est donc un modèle prévu pour rouler un minimum. En revanche, il manque encore des choses par rapport à mon custom 125.

Top case Givi V46

La pose d’un top-case permet de résoudre une bonne partie des problèmes (une fois dépassé le stade esthétique, car il n’entre pas en parfaite harmonie avec la moto) : le passager peut de nouveau retrouver un dosseret (pour être un peu mieux calé) et c’est pratique pour emporter du matériel.  C’est aussi pas mal pour y déposer les casques. En revanche, c’est encore limite face à la 125. Pour compléter en usage courant, il pourrait être intéressant d’ajouter une sacoche de réservoir, pour avoir une bonne capacité d’emport et égaler ma Daelim Daystar. Nouvel aspect pratique : une fois démonté, le sac de réservoir devient un sac à dos.

Bagagerie Givi

En revanche, pour partir en vacances, ou pour emmener beaucoup de choses, l’avantage reste à la Daelim, avec le sac de sissy-bar qui permet de prendre énormément de matériel. Alors pour prévoir des trajets avec beaucoup d’accessoires, il est logique de carrément équiper la moto en routière : avec des sacoches latérales. Le couple sacoches latérales et top-case (sans oublier la sacoche de réservoir) permettent une énorme capacité d’emport (deux fois plus que sur la Daystar). Enfin une façon de voyager trois semaines plus confortablement !

Pour moi la moto doit être un moyen de transport utilisable quasiment tous le temps. J’ai de l’appréhension avec la 125 les jours de pluies (freins limites, pneus aussi, et très longue à nettoyer ensuite …), autant une routière avec l’ABS en prime me permettrait de rouler plus souvent : je cherche une moto vraiment polyvalente.

Conclusion … et ouverture

Voilà donc ce que je recherche : une routière de débutant et économique, donc je pense plutôt un roadster routier, équipé pour les déplacements (top-case et sac de réservoir) que je peux facilement moduler en vraie routière (sacoches latérales). J’ai déjà une idée de ce que je vais choisir …

Ma future moto ?

Moto 125 (Daelim Daystar) contre gros cube

Introduction

Cela fait maintenant un moment que je roule en 125 cm3, alors que j’ai le permis gros cube (A) sans aucune restriction. Je souhaite au travers cet article vous expliquer ce que je pense maintenant de ma première expérience motarde sur une petite cylindrée et vous livrer mes impressions sur ma monture actuelle : la Daelim Daystar.

Les 125 cm3

Les atouts

Pourquoi encore rouler en 125 cm3 alors que j’ai le permis toutes cylindrées ? Parce que la 125 possède certains avantages. En premier lieu, pour une personne comme moi qui n’avait jamais roulé sur autre chose de plus puissant qu’un vélo, cette solution se pose comme une alternative entre le monde des piétons et celui des motards. Sans aucune expérience du deux-roues motorisées, il me paraissait relativement dangereux de commencer avec trop de chevaux sous la selle.

Ce manque de puissance est finalement très formateur, car il nous oblige à beaucoup travailler les contrôles et à anticiper un maximum d’éléments. C’est aussi grâce à ce manque de puissance que ce type de moto est moins cher à l’achat qu’un gros cube (je parle d’une 125 standard, pas d’une grosse du type Honda Varadero), et le tarif de l’assurance est aussi très appréciable pour le compte en banque.

Les limitations

Mais ce manque de puissance est aussi très dangereux. En ville, aucun problème, si ce n’est un manque de patate pour démarrer à un feu tricolore, sinon il n’y a rien qui ne nous empêche de nous mêler au flux de circulation. Mais une fois la zone urbaine dans notre dos, nous nous retrouvons dans un monde sans merci peuplé d’êtres qui n’ont pas conscience de notre faible résistance et qui ne se gênent pas pour nous mettre en danger : pas de signalisation pour un changement de voie, alors qu’en cas de surprise un freinage de 125 est loin d’égaler celui d’un gros cube ; et surtout un non respect permanent des distances de sécurité. En effet, comme nous avons du mal à accélérer, et parfois à atteindre la vitesse limite, les autres usagers de la route souhaiteraient nous aider à avancer en nous « poussant au cul ». Au final, en cas d’accident, nous savons qui trinquera.

C’est probablement la seule limitation majeure d’une 125 cm3 : alors que certains voient cette faible puissance comme un gage de sécurité, c’est en fait une lacune qui ne nous permettra jamais de nous sortir d’une situation dangereuse d’un coup de gaz : nous devons subir le danger. Au final, le danger vient plus souvent des autres que de soi-même (mais ce n’est pas toujours le cas). Je me place ici dans mon cas, je ne traiterai pas des incivilités de certains motards ou automobilistes. Pour moi, en 125, je ne pense pas être une source de danger direct, mais en revanche, je me sens souvent une cible facile pour quelqu’un qui ne serait pas très attentif. Je pense qu’on ressent moins ce problème entre les gros cubes, même une moto bridée à 34 chevaux pourrait rivaliser avec une bonne accélération d’une voiture.

La Daelim Daystar

Daelim Daystar, timide routière

© toniovins.net

Presque parfaite

La Daelim Daystar est une très bonne 125. De type custom, elle est belle, fait grosse cylindrée, elle « en impose ». Elle est aussi pratique, confortable, avec une belle place pour le passager. Cette petite moto a déjà traversée la France avec moi, de la région Parisienne jusqu’à la frontière Est de la France, et jusqu’en Provence ensuite. Elle a réussi à trainer deux personnes dans un voyage de quasiment trois semaines, sans aucun problème. Cette moto est une vraie routière. Elle est quasiment parfaite, fiable et économique (elle peut parcourir plus de 300 kilomètres avec un plein).

Cette moto est finalement une mini routière : équipée, elle permet de traîner pas mal d’affaires tout en assurant un certain confort. Si ce n’est sa boite de vitesse qui a tendance à se bloquer lors d’un arrêt rapide, ou son freinage peu efficace (assez commun aux 125), elle cumule les avantages face à d’autres 125 qui ne sont pas pratiques ou peu attirantes physiquement.

Mais …

… ce n’est qu’une 125 ! Et tout ses défauts sont finalement dus à ça : elle n’avance pas ! D’une puissance de 13 chevaux, quand elle est chargée à bloc et qu’elle traine deux personnes, elle a du mal à atteindre les bonnes vitesses. Cette moto à traversée la France et tout au long du voyage, elle nous force à subir les réactions dangereuses des autres utilisateurs de la route, qui ne souhaite pas partager « leur territoire ».

Bien sûr que c’est énervant de suivre un véhicule qui n’avance pas à la vitesse limite, mais c’est encore plus frustrant d’être au guidon, de passer son temps à essayer d’optimiser les accélérations et les trajectoires pour accélérer le plus rapidement possible et perdre le moins de temps à chaque virage. Il faut être doublement vigilant : il faut essayer de maitriser sa moto parfaitement, tout en faisant attention aux autres usagers qui ne se gênent pas pour nous montrer leur mécontentement. Tout en étant frustré de ne pas pouvoir aller légèrement plus vite.

Suite à ce premier voyage, que j’ai adoré, je ne sais pas si je me sentirais encore capable de conduire une moto qui peut se révéler aussi dangereuse, à cause d’autrui. Sur la 125, on se sent mal vis-à-vis de tous les autres usagers. Motard dans l’âme, je me retrouve parfois catalogué parmi les permis B qui accèdent à la 125 grâce à l’équivalence et qui ne saluent que trop rarement, parce que ma moto n’avance pas. Car à l’arrêt, la Daystar est aussi grosse qu’une 600 cm3 ! Tandis que les conducteurs de voiture nous considèrent soit comme des scooters qui n’ont rien à faire sur la route (on gêne) ou alors comme des « emmerdeurs ».

  • Pourquoi tu ne vas pas plus vite avec ta grosse moto ? Tu te la racontes ?
  • Non non, je galère pour accélérer, laisse moi tranquille …
  • Ah, si tu n’es pas capable d’avancer assez vite, tu n’as rien à faire sur ma route ! Pousse-toi de mon chemin !

Voilà la mentalité qui est ressentie : les 125 n’ont pas leur place dans le paysage rural, du moins la place n’est pas laissé de bon cœur, dû principalement au manque de civisme de la part de tous les usagers.

Conclusion

En conclusion, c’est pour cela que je souhaite changer de monture et passer au gros cube : le gain de sécurité. Cette dernière sera nettement améliorée à partir du moment où je serais capable de m’insérer dans la circulation sans « gêner » d’autres usagers de la route, c’est-à-dire en accélérant assez rapidement jusqu’à la vitesse du flux de circulation.

Pour résumer : la 125 en ville, c’est pratique. La 125 ailleurs, c’est dangereux. Le gros cube est bien moins dangereux que la 125. En tout cas, c’est mon point de vue.

Fonctionnement d’un sélecteur double branche

Sélecteur moto

Le passage des vitesses sur une moto « classique » est un peu sorcier pour celui qui n’est jamais monté sur un deux roues. Pour passer la première, il faut pousser le sélecteur vers le bas (en partant du point mort). Puis pour passer les rapports suivants, il faut pousser le sélecteur vers le haut avec son pied. Nous trouvons donc le point mort entre la première et la deuxième vitesse.

Sélecteur de vitesseSélecteur de moto « traditionnel ».

Sélecteur double branche

Un sélecteur double branche, comme sur la Daelim Daystar, autorise la montée des rapports avec le talon. Donc au lieu de monter le sélecteur avec l’avant du pied, nous devons le descendre avec l’arrière de la chaussure.

L’avantage évident est un confort de conduite supérieur, et la sauvegarde du dessus de la chaussure qui ne sera plus abimée à chaque changement de vitesse.

Sélecteur double branche de la Daelim Daystar

Sélecteur double branche de la Daelim Daystar.

Protèges Carter pour Daelim Daystar

Protège Carter Daelim DaystarProtéger sa moto, c’est essentiel. Quand nous avons une belle machine, la crainte de tous motards est de la faire tomber. Pour la protéger au maximum, nous pouvons ajouter des protèges carter (ou pares carter ou crashbars).

Cette protection sert surtout à l’arrêt, et pour une moto custom, ils peuvent même stopper la chute (test effectué sur la Daystar, si on accompagne la chute, elle se pose et reste sur le protège carter).

Protège Carter Daelim DaystarEn contrepartie, il ne faut pas trop pencher dans les virages, sous peine de frotter. Rassurez-vous, je frotte rarement, il faut simplement prendre les virages sans imiter les motards en sportive.

Au final, ces protections sont plutôt utiles (et rassurantes).

J’ai pris ceux de Daelim, mais il existe de nombreuses alternatives. Cet accessoire est facturé 135 € sur le catalogue constructeur.

Daelim Daystar