L’iPad : pour quoi faire ?

Cette question, je me la pose beaucoup en ce moment, avec la sortie du nouvel iPad. En fonction de mes besoins, en quoi une tablette peut-elle m’être utile ? Quelle serait son utilité, autant au niveau des usages que j’ai actuellement avec mon MacBook Pro que les nouveaux qui pourraient découler d’une telle acquisition ? Et quelles limites vois-je déjà ?

Le nouvel iPad
Le nouvel iPad - ©Apple

Nouveaux usages

Lecture

Le nouvel iPad possède un écran de très haute résolution. En revanche, je pense que la lecture sur écran lumineux est moins agréable que sur une liseuse comme le Kobo (Fnac) ou le Kindle (Amazon), car l’écran fatigue les yeux (à charge au lecteur de bien régler la luminosité de l’écran), mais la nouvelle précision apportée par l’écran doit relativement améliorer le confort de lecture. L’avantage réside aussi dans le fait qu’il est possible de lire dans des conditions de faible luminosité, en revanche impossible avec un beau soleil !

Sinon la lecture est bien sûr conditionnée à l’acquisition de livre numérique. Ce n’est pas encore un marché très bien développé, et je dois avouer que je préfère encore le contact du papier pour lire un roman. Par contre, je vois deux cas de figures très intéressants pour moi. En premier, pour lire des livres gratuits : de grands classiques sont maintenant facilement disponibles et je serais ravi de pouvoir les découvrir ou redécouvrir. En second, moi qui consulte énormément d’articles scientifiques, et qui manque toujours de place pour les prendre avec moi, je pourrais les compiler sur la tablette pour les étudier. L’avantage introduit par l’outil numérique sur la lecture est un plus indéniable dans ce domaine (car permet de naviguer facilement dans le document).

L'iPad en position "écran" avec la Smart Cover
L'iPad en position "écran" avec la Smart Cover - ©Apple

Jeux

Je ne suis pas grand joueur, en plus d’être relativement mauvais. Mais je pense que comme l’iPhone ou l’iPod Touch, l’iPad est capable de devenir une console de jeux. Alors, pas forcément des jeux d’action, mais tout autre type de jeux (simulation, réflexion, etc.). La présence dans l’AppStore d’une multitude de jeux permet d’envisager en trouver quelques uns capables de plaire afin d’initier ce nouvel usage.

Changements d’usages

L’acquisition d’un iPad ou autre tablette motiverait surtout certains changements des usages chez moi, pour l’instant comblés soit par le MacBook Pro, soit par l’iPhone.

Films

Comme pour les livres en déplacement, je regarde souvent des films en VO quand je suis dans le train, que je charge en mémoire. Actuellement je les regarde sur mon téléphone : l’écran est petit, c’est assez inconfortable pour lire les sous-titres ou simplement être plongé dans les films. L’iPad joue ici son principal atout : sa taille, qui rendra ainsi plus confortable la lecture de film et sa grande autonomie, qui permet de traverser une bonne partie de la France sans y penser.

Mail sur iPad
Application Mail sur iPad ©Apple

Usage du web

L’utilisation classique d’une tablette réside dans son intégration au monde du web dont les outils de base sont la navigation et la lecture de mail. Actuellement j’ai deux solutions : soit je travaille sur mon téléphone, ce qui suffit pour des messages court, soit je sors mon MacBook Pro, pratique pour écrire mais pas dans le train à cause du manque de place. Sans compter le temps de démarrage, quand même long pour juste répondre à un mail. La tablette type iPad ne permet pas de tout faire, mais offre la possibilité d’écrire efficacement un long mail avec un clavier plus pratique et de relire confortablement.

Rédaction en situation de mobilité

Il m’arrive régulièrement de taper des brouillons dans le train. Je fais rarement des documents finaux, mais c’est plutôt du travail qui sera ensuite repris ou mis en forme plus tard. Des suites bureautiques existent sur iPad, notamment Pages, qui permet de travailler avec des documents de type Word. N’étant pas un fan du tactile pour le moment, pour un usage de rédaction, il me semble intéressant d’utiliser un clavier sans fil type Apple, très fin et facilement transportable. De plus, avec la Smart Cover, la tablette peut être facilement positionnée pour servir d’écran.

Pages sur iPad
Application Pages sur iPad - ©Apple

Projection de diaporama

N’oublions pas que dans des situations d’extrêmes mobilités, comme pour assurer une présentation en mode conférence, il faut aller brancher sa machine pour lancer la projection. Non pas que cela soit compliqué, mais se frayer un chemin avec un ordinateur à la main et rapidement lancer sa présentation peut entrainer une situation de stress, même si je dois avouer que je n’ai jamais eu de problème avec le MacBook Pro. Alors l’iPad pourrait-il être une solution ? Il peut être branché à un vidéoprojecteur et lire un diaporama. Ainsi, la seule chose à faire serait-elle de venir au bureau et de juste connecter son iPad ? Cet usage, certes non quotidien, serait un petit plus très appréciable.

Les limites

Je ne vais pas tergiverser, les limites évidentes que je vois vite et assez particulières :

  • une tablette n’est pas un ordinateur, d’où une certaine rigidité d’usage (mais c’est ce qui lui permet d’être efficace sur ce qu’elle sait faire) ;
  • je travaille beaucoup avec LaTeX pour la rédaction d’article ou la préparation de présentation, ce qui n’est pas évident avec l’iPad ;
  • le manque de connectique, ou plutôt le besoin d’acheter tout un tas d’adaptateurs pour retrouver les connexions présentes chez la concurrence.
L'iPad et la Smart Cover
L'iPad et la Smart Cover - ©Apple

Conclusion

Je viens de faire un travail d’introspection sur l’utilité qu’un iPad peut avoir pour une personne lambda tel que votre rédacteur, ce qui ne correspond absolument pas à tous les usages qui peuvent exister. Par exemple : prenons le cas d’un enseignant. Celui qui s’occupe de jeunes ingénieurs en informatique, qui gère plusieurs groupes de TD/TP, et qui se promène souvent parmi les élèves. Oui, ça sent le vécu. Admettons qu’actuellement, ce jeune prof. dynamique, et par ailleurs très présent, en circulant dans la salle, a deux méthodes pour montrer des documents aux élèves et livrer des explications concrètes : soit trainer son gros MacBook Pro partout alors qu’il n’y a pas de place pour le poser, soit utiliser une liasse de documents, qui sera pliée et froissée en quelques minutes sans compter le côté environnemental qui en pâtit et le temps de recherche parmi les bouts de papiers. Et oui, dans ce cas, l’iPad ou tout autre tablette permettrait de charger les quelques fichiers PDF utiles, et ainsi circuler librement durant le cours. Tout en gardant la possibilité de charger rapidement une page web pour un complément d’information (accéder au cours en ligne).

Ainsi l’iPad peut probablement introduire une foule de nouveaux usages, qui dépendront de toute façon de la personne. Une autre chose qu’il faut savoir : certaines personnes choisissent une tablette pour de mauvaises raisons, et cède sous la pression marketing. Finalement, le but de cet article n’est pas tant vous laissez une trace de ma réflexion que de moi même faire ce travail d’étude d’utilité de la tablette pour mon propre cas d’utilisation et ainsi relativiser mon intérêt à prendre une tablette, outre l’aspect geek attirant de ce genre de produit.

Yamaha XJ6 Diversion, la conduite en bon père de famille

Cela fait pratiquement deux ans que je n’ai rien écrit ici. Grosse erreur, j’aurais eu tellement de choses à dire, notamment autour du monde motard. Mais je vais reprendre là où j’en étais resté, et parler de la Yamaha XJ6 Diversion. J’ai déjà exposé les raisons pour  lesquelles j’ai choisi cette moto en tant que premier gros cube et présenté mes premières impressions. Mais après tant de temps, quel est le bilan ?

Au quotidien

Ma vision de la moto, c’est avant tout comme pour tout véhicule : donner la possibilité de se rendre d’un point A à un point B. Jusque-là, elle répond au critère. Cette moto est simple à manier : légère, stable, avec ce qu’il faut de reprise pour s’insérer et de freinage pour sauver sa peau quand un automobiliste ne regarde pas dans ses rétroviseurs (du vécu). L’ABS sur la roue arrière se déclenche facilement, surtout sur route mouillée, mais c’est courant (un roadster en situation de freinage transfère une grande partie de sa masse sur la roue avant, donc l’arrière adhère moins, CQFD).

Parlons de la pluie. La bulle ne protège pas spécialement, ni du vent d’ailleurs, mais constitue déjà une bonne première protection. En cas de plus grand voyage, une bulle haute pourrait peut-être faire mieux, et encore, c’est à tester (risque de diminution de la maniabilité et si le conducteur est grand, il se produira peut-être l’inverse avec une baisse significative du confort). En tout cas, c’est une moto avec moi qui prend souvent l’eau : je suis principalement un motard du quotidien. Je roule maintenant très rarement le week-end et utilise la moto 95% du temps pour me rendre au travail.

Aller au travail avec la XJ6 ? Comme pour toutes les motos, il y a des contraintes, principalement de place. J’ai résolu le problème avec un top-case, qui me permet de prendre énormément de choses avec moi en garantissant une bonne dose de sécurité. Ainsi au quotidien, la Diversion joue très bien son rôle de moto à tout faire. Sa tenue de route en ville est assez bonne pour que rouler par mauvais temps reste agréable.

Ma Diversion, de nuit, dans le froid : elle roule toute l'année.

Sur longue distance

La Diversion a déjà fait quelques voyages, trop peu, mais le titre de l’article racontant mon quotidien, il est normal que les priorités changent avec le temps. Quand je parle de voyages, je pense déjà au confort et à la capacité d’emport. J’ai déjà précisé que j’avais installé un top-case, je dispose aussi d’une sacoche de réservoir pour augmenter significativement le volume et prendre plus de choses avec moi.

En revanche, pour le confort, que dire ? La selle de base est quand même un peu limite, elle devient inconfortable au bout d’un moment. La meilleure technique reste de faire quelques pauses régulières sur le trajet. Il faut dire que la Daelim Daystar avait placée la barre assez haute au niveau du siège. Les suspensions retransmettent pas mal des défauts de la route : ça se ressent principalement dans les bras après plusieurs heures de routes. Malgré tout, la moto reste globalement confortable, il n’est pas difficile de penser avaler des kilomètres dans une journée.

J’ai effectué certains voyages en duo, et la moto, même chargée de deux personnes et de bagages, s’en sort plutôt bien. L’arrêt aux feux rouges est assez facile, sans trop tanguer, et le frein arrière n’en n’est que plus agréable. À peine remarquons-nous la perte de puissance qui nécessite d’appuyer un peu plus le démarrage et d’anticiper un peu plus les dépassements.

Et la puissance là-dedans ?

L’éternelle débat, la grande question existentielle : cette 600 de 78 chevaux est-elle assez puissante ? Il faut dire que même moi, je m’étais posé cette question au moment de l’acquérir : n’allais-je pas m’ennuyer trop vite à son guidon ? Et voici la réponse : non ! Et pourquoi ? Car j’ai une conduite de bon père de famille. C’est-à-dire que je suis assez légaliste, au point de ne faire que très peu d’infraction au code de la route. Même la remontée de file, je la pratique rarement, que quand il y a des bouchons (ce qui est somme toute rare dans ma cambrousse).

Mon plaisir, c’est rouler : être sur la monture, et profiter de ce sentiment de liberté. Quel plaisir de faire quelques kilomètres à moto en sortant du boulot, d’avoir froid et de transpirer, de finir trempé à cause du mauvais temps, etc. Et quel plaisir d’être à bord, d’avoir de la reprise, de pencher légèrement dans les virages, de faire corps et d’oublier au moins quelques minutes les difficultés de la journée, et de juste rouler …

Quand nous n’avons pas besoin de dépasser le 110 au quotidien, et rarement le 130 pour certains axes rapides, ET si vous avez une conduite naturellement souple, cette moto est largement assez puissance. Je pense d’ailleurs ne pas la changer de si tôt. D’ailleurs, pour prendre quoi ? Quelle moto pourrait correspondre plus à mon usage actuel ?

Yamaha XJ6 Diversion, la nuit

Conclusion

Mais alors quel est le lien avec la conduite de bon père de famille ? Et bien tout : si vous remarquez bien, je fais référence dans cette article au fait que cette moto est agréable en utilisation courante. C’est-à-dire que ce n’est pas une moto qui fait rêver, mais c’est une bonne à tout faire. Je n’ai pas peur d’affirmer que cette moto ne vend pas du rêve : depuis que je l’ai, j’ai dû en croiser deux autres (un peu plus si je compte les rares Diversions F). De plus, la XJ6 est une moto assez banale, car de moto école. Elle ne fait pas un joli bruit, personne ne se retournera sur votre passage.

Il n’empêche qu’elle me correspond. Et que nous allons sûrement faire encore un bout de chemin ensemble. Qui sait, peut-être qu’elle tiendra le choc jusqu’au jour où j’aurai les moyens de m’acheter une Harley-Davidson (et que j’en aurai aussi l’utilité : je me vois mal rouler sous la pluie tous les jours avec une Harley, ça demande beaucoup plus d’entretien). La Diversion, un petit coup de nettoyage de temps en temps après une bonne pluie et c’est reparti !

Prise en mains de la XJ6 Diversion par un débutant

En troquant ma custom 125 cm3 contre un roadster routier 600, je me doutais bien que tout allait changer. Et en effet, c’est le cas (dingue non ?).

Daelim Daystar, une custom 125

© toniovins.net

Première approche

Un jour, j’ai déposé la 125 au garage, et je suis reparti de suite avec la 600. Au premier abord, la Diversion ne semble pas beaucoup plus grosse, il faut dire que la Daelim Daystar possédait déjà un très bon gabarit (elle est plus large qu’une sportster Harley-Davidson). La remplaçante est donc moins large, mais elle est plus haute (et légèrement plus lourde). Première constatation quand je suis monté dessus : les deux pieds touchent largement le sol (je fais 1m80). Ce qui fait qu’elle est aussi maniable que mon ancienne monture.

Les béquilles de la XJ6 Diversion

Redescendons de la machine et faisons le tour (en la mettant sur la béquille centrale, de série sur la Diversion) : elle est jolie dans ce coloris noir, elle est plus discrète que la custom, ici je n’ai pas de chrome (ni d’imitation en plastique), elle tape moins à l’oeil. Le carénage est bien intégré à la moto, je la trouve plutôt bien réussi au niveau esthétique. Remontons en selle ! A bord, je regarde l’instrumentation : elle est bien fournie. Avec la Daystar, je n’avais déjà pas à me plaindre (vitesse, compte-tours, jauge-essence, trip total et partiel), mais je retrouve ici des choses différentes et plus modernes : déjà, la vitesse est maintenant à affichage digital, seul le compte-tour reste à aiguille. Et cette configuration est géniale pour la lisibilité de l’ensemble. J’ai quelques informations supplémentaires : témoin de niveau d’huile, témoin de température (et affichage de la température du liquide de refroidissement), témoin de l’ABS (car ma Diversion en est équipée), et un second trip partiel. Le seul point que je trouve dommage, c’est qu’il n’y a qu’un seul voyant pour les clignotants, alors que j’en possédait deux sur la 125 : j’aime bien être sûr que c’est le bon côté des clignotants qui est activé. J’ai aussi maintenant les commandes de warning et d’appel de phare, toujours pratique au quotidien.

Jusque là, j’adore. Maintenant que je suis installé sur la bête, on tourne la clé. Le tableau de bord se met à clignoter dans tous les sens durant quelques secondes, puis la moto attend sagement l’ordre de démarrer. Un petit coup sur le démarreur, et c’est parti ! Alors là, chapeau, enfin un bruit de moto, ce n’est plus un bruit électrique de 125. Agréable sonorité ! En mettant le contact, le feu de croisement s’est allumé automatiquement, plus besoin de le faire en manuel. Nous sommes prêt à partir à l’aventure.

Tableau de bord de la XJ6 DIversion

© Yamaha

Premiers tours de roues

J’enclenche la première vitesse : grand moment de bonheur, avant même de partir. La sélection est peut-être dure (c’est une Yamaha), mais elle est carrément plus précise que celle de la DD, qui profitait de la moindre occasion pour bloquer ! Ici un geste franc, et tout se passe bien. Je dois juste m’habituer à passer les vitesses en relevant la pédale, le sélecteur n’est pas à double branche comme sur certaines customs (je ne peux plus mettre un coup de talon pour monter les vitesses). Maintenant avant de démarrer, je teste la puissance, pour trouver le bon compromis. En 125, on ne se pose pas de question, on met les gaz à fond ! Ici, il faut apprendre à gérer le régime moteur pour ne pas s’envoler. Une petite minute à faire joujou avec l’accélérateur pour trouver la bonne puissance, et je démarre, je sors du garage. Et je me lance sur les routes pendant quelques kilomètres.

Première difficulté : la position de conduite. Je dois m’habituer à pencher davantage sur la moto. Moi qui n’ai pas encore l’habitude, j’ai un peu tendance à faire reposer mon poids sur mes bras au lieu de faire jouer mes abdominaux. Sinon ça se conduit comme un vélo, la direction est plus précise que celle de la DD. Pour l’instant, je la conduis d’ailleurs comme un vélo (période de rodage) : régime moteur assez bas, pneus neufs et plaquettes de frein neuves. Bref pour l’instant, je roule à mon rythme. Mais les vitesses passent bien, la sélection est dure mais pas de blocage. Il faut s’habituer au 6 vitesses de la Diversion contre les 5 de la custom, mais ça va facilement venir. Ce qu’il faut maintenant voir sur le plus long terme, c’est le confort et la protection qu’offre la moto : la selle de la 125 était plutôt généreuse et la bulle très large, mais ce n’est pas avec ma faible expérience du moment que je pourrais dire beaucoup de choses dessus.

La protection de la XJ6 Diversion – Bulle haute en option

© motomag.com

Seconds tours de roues

Après le solo, je profite d’une sortie pour tester la bête avec une passagère et en duo avec une autre moto. A l’arrêt, quand la passagère grimpe sur la machine, aucun problème de stabilité. Pourtant j’appréhendais cet instant, puisque la passagère, pas très grande, trouvait la place assez haute par rapport à la DD. Et pourtant, je n’ai quasiment pas senti de mouvement quand elle est montée dessus. La passagère en place, il manque quand même des poignées efficaces sur cette moto, elle ne peut pas vraiment s’accrocher. Heureusement que ma Div’, avec le top-case et le dossier passager, permet au SDS de se caler comme dans un fauteuil. Et maintenant, gaz !

En roulant, je ne sens aucune perturbation due à la passagère, si ce n’est un léger manque de patate, mais elle est encore assez puissante (en rodage) pour effectuer des dépassements en côte sur une nationale. Sinon aucun changement, les virages sont toujours aussi faciles à prendre, le frein arrière est assez puissant pour assurer une conduite souple, un peu léger pour un freinage brutale (même en solo), mais l’ABS se déclenche un peu moins (le poids est réparti différemment avec un passager). Après ces kilomètres, la selle est toujours supportable, il faut continuer de voir à l’usage, idem pour la bulle, je me sens un peu protégé du vent de face, est-ce assez sur le long terme ? Quant à la conduite en groupe, il n’y a pas de problème, sa précision permet de rouler facilement en quinconce et les rétroviseurs permettent un bon accès visuel à l’arrière. En bref, elle est toujours aussi plaisante à conduire, même en rodage et chargé d’un passager et d’un top-case !

La XJ6 Diversion, simple et pratique

© motomag.com

Conclusion

Ceci était ma première impression, écrite sur le moment, pour vous faire partager la différence entre le monde de la 125 et des gros cubes, et vous relater la première prise en main d’une XJ6 Diversion par un débutant (qui est somme-toute, assez facile).

En bref, pour l’instant j’adore cette machine, elle correspond bien à ce que je recherchais. Je la conseille aux débutants (que ce soit la XJ6 ou la Diversion). Et vous pouvez trouver un essai complet sur le site de motomag (fait par des professionnels) !

Petite réflexion sur la vitesse : 125 ou gros cubes, lesquelles sont les plus dangereuses ?

Point de vue basée sur la pratique de la 125

La remplaçante de la Daelim Daystar est maintenant en route. J’ai choisi une XJ6 Diversion pour faire mes premières armes dans le monde des gros cubes.

Yamaha XJ6 Diversion

Pourquoi cette moto ? J’ai pris un modèle de moto-école, quelque chose de très simple à prendre en main pour un débutant. Car je suis encore un débutant, énormément de choses vont changer entre les deux motos.

Déjà, la position de conduite entre une custom et un roadster est différente (moins droite sur cette dernière). Le passage des vitesses ne se fera pas de la même manière (je montais les rapports avec le talon sur la Daystar, je vais devoir m’habituer au système traditionnel sur la nouvelle moto). Je dois aussi apprendre à jauger l’accélération (sur la 125, la poignée est toujours tirée au maximum à cause de la faible accélération). Le freinage sera aussi beaucoup plus puissant. Je pourrai prendre plus d’angle avec la Diversion.

XJ6 pendant l'épreuve du rapide du permis

© toniovins.net

Enfin bref, il y a toute une liste de changements et de choses que je vais devoir apprendre à maitriser. Mais ce n’est rien en comparaison du gain de sécurité apportée par la nouvelle moto.  La possibilité de pouvoir se déplacer à la bonne vitesse, de pouvoir entreprendre une manœuvre en sachant que je pourrai soit freiner correctement, soit accélérer assez pour m’insérer, c’est un réel changement. En milieu non-urbain, c’est très dangereux la 125.

Je faisais l’amalgame au début, comme beaucoup (et comme les discours politiques) entre le danger et la vitesse. Finalement, la vitesse est dangereuse, mais ce n’est pas l’excès de vitesse : une vitesse inadaptée est dangereuse, qu’elle soit trop importante, ou pas assez.

Je pense donc que la Diversion sera à tout point de vue plus sécurisante que la Daystar. Un début de réponse dans moins de deux semaines avec le changement de moto !

XJ6 - Moto de débutant

© toniovins.net

Quelle moto pour débuter ?

Cette question est centrale pour un jeune motard avec peu d’expérience, et revient partout sur internet. Mais déjà, qu’est-ce qu’un débutant ?

Un débutant en moto

Pour ne plus être considéré comme un débutant, il y a pas mal de critères de sélection à franchir. Il ne suffit pas d’avoir fait 50000 km au guidon, ni d’avoir son permis depuis plus de 15 ans pour passer dans la catégorie au dessus.

Un motard expérimenté se doit d’avoir piloté plusieurs motos, voir plusieurs types de motos, même ponctuellement, pour se familiariser un peu avec la population du deux-roues. Je pense que je peux me considérer comme un débutant, jusqu’à maintenant j’ai beaucoup roulé sur une custom 125, j’ai passé mon permis A sur un trail 650 et essayé un roadster 600 une fois. Ce n’est pas assez. Je commence à connaître ma 125, je commence seulement à la connaître, avec 9000 km parcourus. Pour ne plus être un débutant, il faut avoir fait beaucoup de kilomètres. Mais ça ne suffit pas, car faire beaucoup de kilomètres sur la même route à la même heure ou sur circuit, ça ne donne pas d’expérience.

Daelim Daystar

Oui, l’expérience est le maître mot. En tant que débutant, c’est ce qu’il faut acquérir, c’est ce manque qui fait que nous ne sommes pas prêt à affronter toutes les conditions de la « vraie » vie et tous les dangers qui existent.

Au commencement vient la formation : indispensable avant de se lancer sur la route (on ne s’improvise pas pilote d’avion sans prendre des cours, c’est la même chose ici). Donc pour rouler en 125, il faut prendre des cours, comme pour les gros cubes. Et pour ces derniers, même une fois le permis en poche, il reste encore tout à apprendre.

Il faut ensuite se lancer sur les routes,  et apprendre. Il faut donc tester tous types de routes, et tous types de conditions : de la route de montagne bien fraîche avec du vent à la route de ville bien grasse sous la pluie, sans oublier la route bien sale au milieu des champs avec du brouillard. Et faire plein de kilomètres en subissant toutes ces conditions. Je suis un débutant, pour l’instant j’ai fait beaucoup de petites promenades près de chez moi, je fais souvent les allers-retours pour aller travailler, et je n’ai fait qu’un seul voyage (3000 km) à travers la France (ce qui est d’ailleurs très formateur).

En bref

Pour ne plus être débutant, il faut avoir beaucoup roulé, avoir subi différentes conditions météorologiques et utilisé sa moto de différentes façons (trajets travail, voyages, etc.), savoir maitriser un minimum son véhicule (et sa puissance), et surtout avoir appris à déceler les dangers quotidiens (et anticiper toutes les actions dangereuses des autres usagers de la route).

Donc, quelle moto choisir ?

Daelim Daystar, timide routière
Daelim Daystar : véritable routière

C’est la fameuse question d’un débutant, du moins du « vrai » débutant, celui qui n’a jamais possédé de gros cube auparavant (comme moi). Certes, je commence à cumuler une certaine expérience, mais elle est très limitée : moins de 10000 km en 125, en ayant eu soin d’éviter toutes les zones trop urbaines. En revanche, j’ai déjà affronté les routes de montages avec une moto chargée à bloc et en duo, j’ai aussi affronté des basses températures, et quelques grosses averses. Et pourtant, je pense ne rien savoir. Pourquoi ? Car en 125, j’ai appris à subir les dangers de la route (cf. cet article) mais je n’ai pas appris à gérer la puissance d’une moto. J’ai donc tout à revoir. La façon de conduire entre une 125 et une plus de 600 est complètement différente, mon seul avantage est de maintenant avoir eu un (bon) aperçu des dangers de la route.

Alors que choisir ? Déjà un modèle qui plaît. Mais surtout, un modèle qui ne sera pas dangereux pour le motard et son entourage. Il faut commencer avec une moto qui sera facilement maniable et qui ne piègera pas son conducteur, une qui permette d’apprendre de ses erreurs, et donc un modèle qui pardonne facilement une maladresse due à l’inexpérience.

Je ne vais pas détailler plus la réponse à cette question, je vous laisse lire ce très bon article de Passion Moto GT (et les commentaires qui suivent).

Je vais choisir …

Revenons-en à moi (après tout, c’est mon blog). Je cherche actuellement une potentielle remplaçante à ma Daelim Daystar pour enfin me lancer dans le monde des gros cubes (et pouvoir par la même occasion éviter de me faire tuer en 125 par un camion qui me double …).

Donc je vais choisir une nouvelle moto. Ce que je cherche ? Je cherche une moto d’un style différent. J’adore les customs, et je sais qu’un jour j’y retournerai, mais j’ai besoin de toucher à autre chose, pour justement acquérir plus d’expérience.

Harley Davidson - Fat Boy

Je cherche aussi à retrouver tous les avantages que j’avais avec la Daelim, et même plus. La Daystar était confortable, la position de conduite agréable pour le pilote, le sissy-bar était un plus pour le passager. Au niveau de la protection, la bulle permettait une certaine protection du vent et de la pluie. Pour le transport, avec les sacoches latérales en cuir, même si elles ne pouvaient pas franchement être fermées à clé permettaient au moins de transporter déjà facilement du matériel (sacs et antivol par exemple). En complément d’un sac de sissy-bar pour les vacances, la Daystar est une petite routière. Routière, c’est le mot qu’il faut pour désigner la moto que je souhaite prendre.

En tant que pur débutant, je souhaite une moto orientée «  roadster routier ». En gros, nous avons actuellement un marché de moto dite « basique » et destinées aux débutants, très souvent classées dans la catégorie « roadster ». Elles sont souvent nues (naked), c’est-à-dire sans aucune protection (pas de carénage). Il y a maintenant régulièrement dans les gammes des versions semi-carrénées qui complètent la section des basiques, et c’est justement dans ce milieu que je souhaite aller.

Le marché actuel

Une brève présentation des modèles qui existent, les différentes japonaises en concurrence que l’on peut trouver actuellement chez les concessionnaires :

Honda CBF600S
Kawasaki ER-6f
Suzuki Bandit 650 S
Yamaha XJ6 Diversion

Pourquoi ce type de moto ? Pour moi la moto, c’est une manière de vivre. Je n’aime pas la vitesse. Ce que je veux, c’est bouger, voyager, profiter. J’ai fait un voyage en 125 que j’ai trouvé magnifique, nous avons l’occasion en moto de voir des choses invisibles en voiture. Donc la moto que je souhaite se doit d’être à mon image. Cette moto offre une bulle de protection et un semi-carrénage, c’est donc un modèle prévu pour rouler un minimum. En revanche, il manque encore des choses par rapport à mon custom 125.

Top case Givi V46

La pose d’un top-case permet de résoudre une bonne partie des problèmes (une fois dépassé le stade esthétique, car il n’entre pas en parfaite harmonie avec la moto) : le passager peut de nouveau retrouver un dosseret (pour être un peu mieux calé) et c’est pratique pour emporter du matériel.  C’est aussi pas mal pour y déposer les casques. En revanche, c’est encore limite face à la 125. Pour compléter en usage courant, il pourrait être intéressant d’ajouter une sacoche de réservoir, pour avoir une bonne capacité d’emport et égaler ma Daelim Daystar. Nouvel aspect pratique : une fois démonté, le sac de réservoir devient un sac à dos.

Bagagerie Givi

En revanche, pour partir en vacances, ou pour emmener beaucoup de choses, l’avantage reste à la Daelim, avec le sac de sissy-bar qui permet de prendre énormément de matériel. Alors pour prévoir des trajets avec beaucoup d’accessoires, il est logique de carrément équiper la moto en routière : avec des sacoches latérales. Le couple sacoches latérales et top-case (sans oublier la sacoche de réservoir) permettent une énorme capacité d’emport (deux fois plus que sur la Daystar). Enfin une façon de voyager trois semaines plus confortablement !

Pour moi la moto doit être un moyen de transport utilisable quasiment tous le temps. J’ai de l’appréhension avec la 125 les jours de pluies (freins limites, pneus aussi, et très longue à nettoyer ensuite …), autant une routière avec l’ABS en prime me permettrait de rouler plus souvent : je cherche une moto vraiment polyvalente.

Conclusion … et ouverture

Voilà donc ce que je recherche : une routière de débutant et économique, donc je pense plutôt un roadster routier, équipé pour les déplacements (top-case et sac de réservoir) que je peux facilement moduler en vraie routière (sacoches latérales). J’ai déjà une idée de ce que je vais choisir …

Ma future moto ?