Séance photos de bébé

Objectif de la séance :

Prendre des photos posées de bébé

Contraintes :

  • Utilisation de la lumière naturelle
  • Jeu sur les couleurs
  • Utilisation d’accessoires
  • Personnage en mouvement

Contexte et déroulé de la séance :

Alexandre est un grand bébé de 21 mois, très mignon, joyeux… et surtout de nature vive : il ne tient pas en place plus de quelques secondes ! C’est simple, il n’a pas appris à marcher, mais à courir.

À la différence de sa grande sœur, je n’ai pas pris le temps de réaliser des photos « posées », hormis pour sa naissance.

Il a davantage de photographies réalisés avec sa sœur, par exemple quand ils jouent (se disputent) ensemble.  J’ai eu envie de pallier à ce manque en lui apportant ces photos, et j’ai réalisé la session un dimanche matin de septembre.

J’étais moyennement confiante par rapport à cette séance, car je ne savais pas comment il allait réagir. Pour anecdote, mon mari n’y croyait pas du tout : « si c’est nous, il va bouger, tu n’arriveras pas à le tenir en place ; c’est plus facile quand les enfants ne connaissent pas le photographe ».

Afin de maximiser mes chances de bons résultats, j’ai choisi de placer la séance juste après le réveil, en me disant (et en espérant) qu’il serait plus disposé et plus calme.

Au vue de la chaleur le jour de la séance, il était déjà déshabillé à son réveil ; j’ai donc installé tranquillement le matériel dans ma chambre, avant d’installer Alexandre sur le lit avec quelques accessoires : un drap sobre (teinte marron), un coussin rouge, un foulard et son doudou (accessoire essentielle pour qu’il daigne rester tranquille !).

Pour la première scène, nous lui avons fait prendre une position sans accessoire.

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Première réaction : il n’a pas bougé ! Première victoire.

Il a ensuite enchaîné les poses, sans rien dire, et même plutôt en s’amusant puisqu’il changeait seul de position pour les photos suivantes. Il nous a étonnés…

Il a terminé la séance en s’intéressant à un accessoire : le coussin qui trainait au bord du lit. Il l’a naturellement pris pour s’installer dessus et jouer avec.

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Pour moi les points essentiels pour faire de la photo de bébé ou enfant :

  • Une prise de vue le matin, les enfants sont plus calme et la lumière moins difficile à gérer.
  • Prendre son temps, expliquer à l’enfant ce qu’on souhaite faire et utiliser au maximum des jeux pour le rendre plus docile.
  • Choisir un environnement qu’ils connaissent ils seront plus ouvert à vos demandes de prise de vue.
  • Laisser l’enfant réagir le plus naturellement possible, ne pas l’agresser en voulant lui faire prendre une position ou un objet en particulier. Vous aurez ainsi des clichés uniques qui lui ressemble.

 

toniovins.com fait peau neuve

Le blog toniovins.com existe maintenant depuis une dizaine d’années. Il a été utilisé à différents moments en fonction des besoins de l’auteur. Tantôt pour exprimer des passions du moment (la moto, la photographie) ou encore quelques articles sur des thématiques précises (en fonction des études ou emplois du moment).

En cela, il a bien évolué, le contenu ayant eu aussi différents niveaux d’écriture en fonction du moment, et a connu de nombreuses périodes sans nouvelle publication.

Une fois de plus, le blog change de forme, le contenu éditorial va évoluer, selon un nouveau virage qui dépend encore des événements d’une vie. Pour cela, ce blog devient le complément de toniovinsprods.com.

Logo Toniovins Prods

En effet, nouveau virage dans une vie, nouveaux objectifs, nouveaux besoins d’expression et de partage. La photographie a toujours eu une place importante, sans pour autant avoir eu l’occasion de la manipuler assez pour lui donner l’importance qu’elle mérite.

Aujourd’hui, une décision importante, murie, réfléchie, relance et affirme l’importance de la photographie dans notre* vie. Ainsi, le souhait et l’envie de faire de la photographie une nouvelle orientation professionnelle nous pousse aujourd’hui à souhaiter travailler, échanger, partager, une nouvelle expérience, qui correspond à une nouvelle étape.

Ainsi, toniovins.com devient aujourd’hui un nouvel espace de partage de notre aventure, que ce soit de création d’une activité, ou encore autour de points plus précis autour des techniques photographiques.

Nous espérons que ce nouveau virage nous apportera ce que nous recherchons dans notre vie, et que ce blog pourra un jour nous rendre service, et vous rendre service.

A très bientôt pour les premières publications !

 

* l’utilisation même de la première personne du pluriel est un nouveau changement, toniovins n’est dorénavant plus simplement une seule personne physique ; mais bien le regroupement de deux personnes, Dorine et Antoine.

Protéger ses photos sur internet

Publier ses photos sur internet : dangereux ?

Comme de nombreux photographes, ma passion naissante me pousse à vouloir présenter les clichés qui me paraissent réussi. Internet est un très bon moyen de présenter ses « oeuvres ». Le seul problème, c’est qu’une fois lancées sur la toile, nous n’avons plus aucun contrôle sur l’utilisation qui sera faite de nos photos. Exit le droit d’auteur pour beaucoup de personnes qui veulent s’approprier notre travail pour le réutiliser sans nous prévenir, sans demander l’autorisation. Face à ce problème de « vol » de photo, que faire ? Comment faire ?

Partager ses photos tout en les protégeant

Il existe de nombreuses méthodes de récupération des images, des plus propres (enregistrement de l’image) aux plus sales (une capture d’écran). Ainsi, même si avec tout un tas de codes qui empêchent les clics droits de souris, ou pour brouiller les pistes et renvoyer toutes les demandes d’enregistrements vers une image factice, il existe toujours un moyen de contourner les protections (facilement trouvables sur Internet). Je ne pense pas qu’il existe de solution infaillible, à chaque limitation technique que l’on placera face au pilleur existera une parade.

Tatouer sa photo sans la « détériorer »

Une méthode assez simple consiste à appliquer le copyright sur la photo directement. Ici il faut trouver le compromis entre un copyright lisible et la qualité de la photographie. Appliquer un gros message en travers de la photo aura pour conséquence de lui faire perdre tout son intérêt. Mais laisser uniquement un petit texte dans un coin n’est pas mieux car un simple recadrage permet de supprimer toute référence du propriétaire.

Le tatouage électronique (watermarking)

Une technique plus récente permet d’ajouter des informations de copyright dans le fichier (la photo). Le tatouage invisible modifie le fichier d’une façon imperceptible pour l’utilisateur final (par exemple quelques bits ajoutés à une image mais ne modifiant que les derniers octets significatifs).

Pour prendre l’exemple d’une agence photo, les photos hautes résolutions vendues par l’agence possèdent un tatouage invisible, qui ne dégrade donc pas le contenu visuel, mais qui permet de détecter l’éventuelle source d’un vol. Le message caché par le tatouage peut être l’identifiant de l’acheteur par exemple. En cas d’utilisation non-autorisée, l’agence peut alors se retourner contre l’acheteur.

Le problème de cette solution est le coût pour un particulier (qui ne protège pas énormément de photos), mais aussi que pour que cette protection ait une valeur, il faut d’abord se rendre compte que l’on nous a volé l’image (protection « a posteriori »).

Concrètement, quelle protection adopter pour un particulier ?

La protection la plus simple et la plus rapide à mettre en place est finalement de réduire la taille et la qualité de l’image, pour l’adapter à l’utilisation. Ainsi, en cas de tentative de vol de l’image, nous laissons peu de marge de manoeuvre au voleur, qui ne pourra pas travailler avec une photo de bonne qualité. Cette solution a aussi l’avantage de ne pas détériorer la photo « visuellement » en apposant un tatouage visible. Et rien n’empêche la personne de coupler la photo en basse résolution avec le tatouage électronique.

Enfin, n’hésitez pas à laisser sur votre blog photos un moyen de vous contacter, les personnes honnêtes qui pourraient être intéressées par vos clichés voudront sûrement se rapprocher de vous. 😉

L’iPad : pour quoi faire ?

Cette question, je me la pose beaucoup en ce moment, avec la sortie du nouvel iPad. En fonction de mes besoins, en quoi une tablette peut-elle m’être utile ? Quelle serait son utilité, autant au niveau des usages que j’ai actuellement avec mon MacBook Pro que les nouveaux qui pourraient découler d’une telle acquisition ? Et quelles limites vois-je déjà ?

Le nouvel iPad
Le nouvel iPad - ©Apple

Nouveaux usages

Lecture

Le nouvel iPad possède un écran de très haute résolution. En revanche, je pense que la lecture sur écran lumineux est moins agréable que sur une liseuse comme le Kobo (Fnac) ou le Kindle (Amazon), car l’écran fatigue les yeux (à charge au lecteur de bien régler la luminosité de l’écran), mais la nouvelle précision apportée par l’écran doit relativement améliorer le confort de lecture. L’avantage réside aussi dans le fait qu’il est possible de lire dans des conditions de faible luminosité, en revanche impossible avec un beau soleil !

Sinon la lecture est bien sûr conditionnée à l’acquisition de livre numérique. Ce n’est pas encore un marché très bien développé, et je dois avouer que je préfère encore le contact du papier pour lire un roman. Par contre, je vois deux cas de figures très intéressants pour moi. En premier, pour lire des livres gratuits : de grands classiques sont maintenant facilement disponibles et je serais ravi de pouvoir les découvrir ou redécouvrir. En second, moi qui consulte énormément d’articles scientifiques, et qui manque toujours de place pour les prendre avec moi, je pourrais les compiler sur la tablette pour les étudier. L’avantage introduit par l’outil numérique sur la lecture est un plus indéniable dans ce domaine (car permet de naviguer facilement dans le document).

L'iPad en position "écran" avec la Smart Cover
L'iPad en position "écran" avec la Smart Cover - ©Apple

Jeux

Je ne suis pas grand joueur, en plus d’être relativement mauvais. Mais je pense que comme l’iPhone ou l’iPod Touch, l’iPad est capable de devenir une console de jeux. Alors, pas forcément des jeux d’action, mais tout autre type de jeux (simulation, réflexion, etc.). La présence dans l’AppStore d’une multitude de jeux permet d’envisager en trouver quelques uns capables de plaire afin d’initier ce nouvel usage.

Changements d’usages

L’acquisition d’un iPad ou autre tablette motiverait surtout certains changements des usages chez moi, pour l’instant comblés soit par le MacBook Pro, soit par l’iPhone.

Films

Comme pour les livres en déplacement, je regarde souvent des films en VO quand je suis dans le train, que je charge en mémoire. Actuellement je les regarde sur mon téléphone : l’écran est petit, c’est assez inconfortable pour lire les sous-titres ou simplement être plongé dans les films. L’iPad joue ici son principal atout : sa taille, qui rendra ainsi plus confortable la lecture de film et sa grande autonomie, qui permet de traverser une bonne partie de la France sans y penser.

Mail sur iPad
Application Mail sur iPad ©Apple

Usage du web

L’utilisation classique d’une tablette réside dans son intégration au monde du web dont les outils de base sont la navigation et la lecture de mail. Actuellement j’ai deux solutions : soit je travaille sur mon téléphone, ce qui suffit pour des messages court, soit je sors mon MacBook Pro, pratique pour écrire mais pas dans le train à cause du manque de place. Sans compter le temps de démarrage, quand même long pour juste répondre à un mail. La tablette type iPad ne permet pas de tout faire, mais offre la possibilité d’écrire efficacement un long mail avec un clavier plus pratique et de relire confortablement.

Rédaction en situation de mobilité

Il m’arrive régulièrement de taper des brouillons dans le train. Je fais rarement des documents finaux, mais c’est plutôt du travail qui sera ensuite repris ou mis en forme plus tard. Des suites bureautiques existent sur iPad, notamment Pages, qui permet de travailler avec des documents de type Word. N’étant pas un fan du tactile pour le moment, pour un usage de rédaction, il me semble intéressant d’utiliser un clavier sans fil type Apple, très fin et facilement transportable. De plus, avec la Smart Cover, la tablette peut être facilement positionnée pour servir d’écran.

Pages sur iPad
Application Pages sur iPad - ©Apple

Projection de diaporama

N’oublions pas que dans des situations d’extrêmes mobilités, comme pour assurer une présentation en mode conférence, il faut aller brancher sa machine pour lancer la projection. Non pas que cela soit compliqué, mais se frayer un chemin avec un ordinateur à la main et rapidement lancer sa présentation peut entrainer une situation de stress, même si je dois avouer que je n’ai jamais eu de problème avec le MacBook Pro. Alors l’iPad pourrait-il être une solution ? Il peut être branché à un vidéoprojecteur et lire un diaporama. Ainsi, la seule chose à faire serait-elle de venir au bureau et de juste connecter son iPad ? Cet usage, certes non quotidien, serait un petit plus très appréciable.

Les limites

Je ne vais pas tergiverser, les limites évidentes que je vois vite et assez particulières :

  • une tablette n’est pas un ordinateur, d’où une certaine rigidité d’usage (mais c’est ce qui lui permet d’être efficace sur ce qu’elle sait faire) ;
  • je travaille beaucoup avec LaTeX pour la rédaction d’article ou la préparation de présentation, ce qui n’est pas évident avec l’iPad ;
  • le manque de connectique, ou plutôt le besoin d’acheter tout un tas d’adaptateurs pour retrouver les connexions présentes chez la concurrence.
L'iPad et la Smart Cover
L'iPad et la Smart Cover - ©Apple

Conclusion

Je viens de faire un travail d’introspection sur l’utilité qu’un iPad peut avoir pour une personne lambda tel que votre rédacteur, ce qui ne correspond absolument pas à tous les usages qui peuvent exister. Par exemple : prenons le cas d’un enseignant. Celui qui s’occupe de jeunes ingénieurs en informatique, qui gère plusieurs groupes de TD/TP, et qui se promène souvent parmi les élèves. Oui, ça sent le vécu. Admettons qu’actuellement, ce jeune prof. dynamique, et par ailleurs très présent, en circulant dans la salle, a deux méthodes pour montrer des documents aux élèves et livrer des explications concrètes : soit trainer son gros MacBook Pro partout alors qu’il n’y a pas de place pour le poser, soit utiliser une liasse de documents, qui sera pliée et froissée en quelques minutes sans compter le côté environnemental qui en pâtit et le temps de recherche parmi les bouts de papiers. Et oui, dans ce cas, l’iPad ou tout autre tablette permettrait de charger les quelques fichiers PDF utiles, et ainsi circuler librement durant le cours. Tout en gardant la possibilité de charger rapidement une page web pour un complément d’information (accéder au cours en ligne).

Ainsi l’iPad peut probablement introduire une foule de nouveaux usages, qui dépendront de toute façon de la personne. Une autre chose qu’il faut savoir : certaines personnes choisissent une tablette pour de mauvaises raisons, et cède sous la pression marketing. Finalement, le but de cet article n’est pas tant vous laissez une trace de ma réflexion que de moi même faire ce travail d’étude d’utilité de la tablette pour mon propre cas d’utilisation et ainsi relativiser mon intérêt à prendre une tablette, outre l’aspect geek attirant de ce genre de produit.

Yamaha XJ6 Diversion, la conduite en bon père de famille

Cela fait pratiquement deux ans que je n’ai rien écrit ici. Grosse erreur, j’aurais eu tellement de choses à dire, notamment autour du monde motard. Mais je vais reprendre là où j’en étais resté, et parler de la Yamaha XJ6 Diversion. J’ai déjà exposé les raisons pour  lesquelles j’ai choisi cette moto en tant que premier gros cube et présenté mes premières impressions. Mais après tant de temps, quel est le bilan ?

Au quotidien

Ma vision de la moto, c’est avant tout comme pour tout véhicule : donner la possibilité de se rendre d’un point A à un point B. Jusque-là, elle répond au critère. Cette moto est simple à manier : légère, stable, avec ce qu’il faut de reprise pour s’insérer et de freinage pour sauver sa peau quand un automobiliste ne regarde pas dans ses rétroviseurs (du vécu). L’ABS sur la roue arrière se déclenche facilement, surtout sur route mouillée, mais c’est courant (un roadster en situation de freinage transfère une grande partie de sa masse sur la roue avant, donc l’arrière adhère moins, CQFD).

Parlons de la pluie. La bulle ne protège pas spécialement, ni du vent d’ailleurs, mais constitue déjà une bonne première protection. En cas de plus grand voyage, une bulle haute pourrait peut-être faire mieux, et encore, c’est à tester (risque de diminution de la maniabilité et si le conducteur est grand, il se produira peut-être l’inverse avec une baisse significative du confort). En tout cas, c’est une moto avec moi qui prend souvent l’eau : je suis principalement un motard du quotidien. Je roule maintenant très rarement le week-end et utilise la moto 95% du temps pour me rendre au travail.

Aller au travail avec la XJ6 ? Comme pour toutes les motos, il y a des contraintes, principalement de place. J’ai résolu le problème avec un top-case, qui me permet de prendre énormément de choses avec moi en garantissant une bonne dose de sécurité. Ainsi au quotidien, la Diversion joue très bien son rôle de moto à tout faire. Sa tenue de route en ville est assez bonne pour que rouler par mauvais temps reste agréable.

Ma Diversion, de nuit, dans le froid : elle roule toute l'année.

Sur longue distance

La Diversion a déjà fait quelques voyages, trop peu, mais le titre de l’article racontant mon quotidien, il est normal que les priorités changent avec le temps. Quand je parle de voyages, je pense déjà au confort et à la capacité d’emport. J’ai déjà précisé que j’avais installé un top-case, je dispose aussi d’une sacoche de réservoir pour augmenter significativement le volume et prendre plus de choses avec moi.

En revanche, pour le confort, que dire ? La selle de base est quand même un peu limite, elle devient inconfortable au bout d’un moment. La meilleure technique reste de faire quelques pauses régulières sur le trajet. Il faut dire que la Daelim Daystar avait placée la barre assez haute au niveau du siège. Les suspensions retransmettent pas mal des défauts de la route : ça se ressent principalement dans les bras après plusieurs heures de routes. Malgré tout, la moto reste globalement confortable, il n’est pas difficile de penser avaler des kilomètres dans une journée.

J’ai effectué certains voyages en duo, et la moto, même chargée de deux personnes et de bagages, s’en sort plutôt bien. L’arrêt aux feux rouges est assez facile, sans trop tanguer, et le frein arrière n’en n’est que plus agréable. À peine remarquons-nous la perte de puissance qui nécessite d’appuyer un peu plus le démarrage et d’anticiper un peu plus les dépassements.

Et la puissance là-dedans ?

L’éternelle débat, la grande question existentielle : cette 600 de 78 chevaux est-elle assez puissante ? Il faut dire que même moi, je m’étais posé cette question au moment de l’acquérir : n’allais-je pas m’ennuyer trop vite à son guidon ? Et voici la réponse : non ! Et pourquoi ? Car j’ai une conduite de bon père de famille. C’est-à-dire que je suis assez légaliste, au point de ne faire que très peu d’infraction au code de la route. Même la remontée de file, je la pratique rarement, que quand il y a des bouchons (ce qui est somme toute rare dans ma cambrousse).

Mon plaisir, c’est rouler : être sur la monture, et profiter de ce sentiment de liberté. Quel plaisir de faire quelques kilomètres à moto en sortant du boulot, d’avoir froid et de transpirer, de finir trempé à cause du mauvais temps, etc. Et quel plaisir d’être à bord, d’avoir de la reprise, de pencher légèrement dans les virages, de faire corps et d’oublier au moins quelques minutes les difficultés de la journée, et de juste rouler …

Quand nous n’avons pas besoin de dépasser le 110 au quotidien, et rarement le 130 pour certains axes rapides, ET si vous avez une conduite naturellement souple, cette moto est largement assez puissance. Je pense d’ailleurs ne pas la changer de si tôt. D’ailleurs, pour prendre quoi ? Quelle moto pourrait correspondre plus à mon usage actuel ?

Yamaha XJ6 Diversion, la nuit

Conclusion

Mais alors quel est le lien avec la conduite de bon père de famille ? Et bien tout : si vous remarquez bien, je fais référence dans cette article au fait que cette moto est agréable en utilisation courante. C’est-à-dire que ce n’est pas une moto qui fait rêver, mais c’est une bonne à tout faire. Je n’ai pas peur d’affirmer que cette moto ne vend pas du rêve : depuis que je l’ai, j’ai dû en croiser deux autres (un peu plus si je compte les rares Diversions F). De plus, la XJ6 est une moto assez banale, car de moto école. Elle ne fait pas un joli bruit, personne ne se retournera sur votre passage.

Il n’empêche qu’elle me correspond. Et que nous allons sûrement faire encore un bout de chemin ensemble. Qui sait, peut-être qu’elle tiendra le choc jusqu’au jour où j’aurai les moyens de m’acheter une Harley-Davidson (et que j’en aurai aussi l’utilité : je me vois mal rouler sous la pluie tous les jours avec une Harley, ça demande beaucoup plus d’entretien). La Diversion, un petit coup de nettoyage de temps en temps après une bonne pluie et c’est reparti !